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Pourquoi les Bleus vont gagner la Coupe du monde en 2018

Si la France a échoué en finale de l’Euro dimanche, battue par le Portugal (1-0 ap), elle peut nourrir de belles ambitions pour la prochaine grande compétition internationale, la Coupe du monde 2018 en Russie. Voici cinq raisons de croire à un succès des Bleus dans deux ans.

Deschamps reste

Prolongé en février dernier jusqu’en 2018 par le président de la FFF Noël le Graët, l’Euro aura conforté la légitimité de Didier Deschamps à la tête des Bleus. Oui, le champion du monde 1998 dirigera bien l’équipe de France lors des deux prochaines saisons, ses cinq et sixième sur le banc tricolore. L’homme apprécie la fonction. Si la patte qu’il imprime au jeu de l’équipe reste incertaine, l’évolution des résultats est implacable (quart de finaliste au mondial 2014, finaliste à l’Euro 2016), autant que sa légendaire baraka, certes moins palpable face au Portugal. Dans la colonne de ses crédits, Deschamps a réconcilié les Bleus avec la nation. Sa gestion de l’avant Euro pourri par les affaires et les blessures est un modèle, en témoigne les résultats qui ont suivi. Il construit un groupe en pleine ascension. Il a le profil pour s’installer aux côtés de Mario Zagallo et Franz Beckenbauer, les deux seuls (pour l’instant) à avoir été sacrés champions du monde comme joueur puis entraineur.

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Griezmann ne va pas s’arrêter là

Auteur d’une saison stratosphérique, Antoine Griezmann est devenu la tête d’affiche des Bleus lors d’un Euro dont il a été sacré meilleur joueur (six buts, deux passes décisives). Point noir, l’attaquant de l’Atlético de Madrid a perdu les deux finales auxquelles il a participé (Ligue des Champions et Euro). Mais à 25 ans, sa marge de progression reste importante. Pour rappel, Zinedine Zidane avait 26 ans en 1998, Michel Platini 29 en 1984. En Russie, « Grizou » se situera entre les deux. L’âge de la plénitude. « Ce qu’il fait avec l’Atlético depuis quelques années, c’est extraordinaire, relève son coéquipier chez les Bleus Moussa Sissoko. Il lui manquait juste à confirmer avec l’équipe de France. »

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Une génération en pleine maturité

Des onze joueurs alignés face au Portugal, un seul semble atteint par la limite d’âge, Patrice Evra (35 ans). Mais « Tonton Pat’ » n’a donné aucun signe d’une annonce prochaine de retraite internationale. Il a prolongé avec la Juventus Turin. Son ancien camarade à Monaco Jérôme Rothen le voit faire de même en bleu. Tous les autres, y compris les grands absents (Varane, Sakho, Fekir, Ben Arfa) seront potentiellement là en 2018. Le groupe s’appuiera à ce moment-là sur six années de vécu, doublée de l’éclosion attendue des Coman, Martial ou encore Kanté. Idéal pour exprimer son potentiel. « Il va falloir se servir de tout ça pour aller plus loin, prévient Moussa Sissoko. Le prochain objectif, ce sera le Mondial en Russie. On a des jeunes joueurs de grande classe, qui vont continuer à progresser. J’espère qu’on aura une équipe encore plus forte. »

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Des matches officiels pour progresser

Pour soulever le Trophée Jules Rimet, le France va d’abord devoir s’extirper d’un groupe de qualification dans lequel figurent la Bulgarie, la Biélorussie, la Suède, les Pays-Bas, et le Luxembourg (groupe A). Le premier de la poule sera directement qualifié, le deuxième participera à des barrages. A priori, une mission dans les cordes des vice-champions d’Europe. La Suède évolue désormais sans Zlatan, les Pays-Bas se reconstruisent. Surtout, cette campagne de qualifications va permettre aux Bleus de se frotter régulièrement à l’adrénaline des matches officiels à enjeu, soit la meilleure façon de travailler leur force collective. Les Bleus lanceront leur campagne le 6 septembre en Biélorussie.

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Il n’y aura pas une sextape tous les ans

Entre l’affaire de la sextape qui a torpillé les participations de Karim Benzema et Mathieu Valbuena, les déclarations nauséabondes qui ont précédé l’Euro sur le prétendu racisme de Deschamps, les blessures en rafale (Varane, Diarra, Mathieu), la préparation des Bleus a offert un véritable feuilleton aux suiveurs, dont Didier Deschamps a tiré quelques rides. Et avec tout ça, les Bleus ont gratté une finale. Si les planètes s’alignent dès la préparation..

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Dembélé, le facteur X

Parti au Borussia Dortmund après la (demi) saison de la révélation avec Rennes (12 buts inscrits en Ligue 1), Ousmane Dembélé (19 ans) est l’un des talents dont on surveillera l’émergence. S’il confirme le talent entrevu ces derniers, il frappera forcément à la porte des Bleus d’ici deux ans pour apporter ce vent de fraîcheur qui accompagne les grandes épopées.

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la rédaction