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Euro 2016, Portugal-France : c'est aussi la finale de Deschamps, "l'architecte" des Bleus

Didier Deschamps

Didier Deschamps - AFP

Face au Portugal dimanche (21h), Didier Deschamps va vivre sa première finale à la tête de l’équipe de France. Près de quatre années après sa prise de fonction, le sélectionneur a su bâtir un groupe performant pour l’Euro 2016, malgré les quelques tempêtes à gérer.

« Tout le mérite revient à Didier Deschamps. Il est très dur avec nous parfois, mais c’est pour notre bien. Avant lui, ça ne se passait pas mal. Mais il a su apporter sa patte et on en récolte les fruits. » En conférence de presse vendredi, Blaise Matuidi n’a pas hésité à mettre en avant le rôle de son sélectionneur dans la réussite actuelle des Bleus.

Le capitaine des Bleus champions du monde 1998 et d’Europe 2000 provoque le succès de ses troupes depuis ses débuts professionnels sur le banc à Monaco (finale de C1 en 2004), puis ses passages à la Juve (remontée en Serie A) ou à Marseille (titre de champion en 2010). Tout sauf un hasard. Sous les ordres de « DD », Hugo Lloris hérite de toute la confiance du sélectionneur avec le brassard autour du bras.

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Lloris : « Il nous apporte cette sérénité »

« La personne qu’il faut mettre en valeur c’est le coach », a insisté le gardien des Bleus samedi en conférence de presse. C’est lui l’architecte, il a monté cette équipe, il est en place depuis quatre ans et malgré les petits soucis de dernière minute il a fait confiance à certains joueurs. Il nous apporte cette sérénité, ce calme, cette envie de gagner ensemble. Il nous inculque au quotidien cette faculté de ne jamais rien lâcher »

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Ne jamais rien lâcher, et surtout protéger ses joueurs coûte que coûte : tels sont les credo de Deschamps. Et pourtant, les péripéties se sont accumulées sur le chemin des Français avant le match d’ouverture contre la Roumanie le 10 juin au Stade de France (2-0). Pêle-mêle : l’affaire de la sextape entre Benzema et Valbuena, les sorties dans les médias de Cantona ou Benzema sous-entendant un côté raciste dans ses choix, les forfaits de Sakho, Varane ou Mathieu… Jamais le bateau bleu n’a semblé tanguer.

Petit : « Il a tenu le cap contre vents et marées »

Membre de la Dream Team RMC Sport et ancien coéquipier de Deschamps, Emmanuel Petit salue lui aussi cette faculté du sélectionneur à repousser les tempêtes : « Contre vents et marées, il a tenu le cap. Il en a pris plein la tronche les premières semaines. Il sait ce qu’il faut faire et ne pas faire. Ses joueurs sont bien encadrés. Un groupe est né au Brésil, et les petits garçons sont devenus des bonhommes après leur défaite en quarts du Mondial contre l’Allemagne. Ce n’est pas quelqu’un qui se laisse séduire par les sirènes médiatiques. Il avait ses convictions, et il a su s’adapter en fonction des signaux que ses joueurs ont envoyé en permanence. Ce n’est pas quelqu’un qui reste figé dans un match en fonction des scénarios. »

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Le plus beau des scénarios serait forcément de voir Deschamps brandir le trophée Henri-Delaunay sur la pelouse du Stade de France dimanche soir, dix-huit ans après la Coupe du monde. « « La causerie ? Ce sera du bonheur. C’est un moment privilégié », savoure déjà d’avance « DD ». C’est un moment important dans ma carrière. Si j’ai accepté d’être sélectionneur, ce n’est pas juste pour faire des matchs. On est au dernier rendez-vous, la finale. On a cette opportunité d’être champion d’Europe, et il faut la saisir. » Surtout que dans sa carrière, Didier Deschamps n’en a pas laissé filer beaucoup.

dossier :

Euro 2016

Dorian Waymel