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OL-Besiktas: après la déroute lorientaise, Genesio réclame "une prise de conscience"

Bruno Genesio

Bruno Genesio - AFP

A la veille d’affronter Besiktas au Parc OL en quart de finale aller de la Ligue Europa, l’Olympique Lyonnais se veut résolument optimiste. Le revers cinglant concédé contre Lorient en Ligue 1 (1-4) résonne encore dans les têtes, mais Jérémy Morel et Bruno Genesio croient en une réaction face aux Turcs. C’est la fin de saison de l’OL qui est en jeu.

Ils ne leur restent que ça. Le rendez-vous face à Besiktas en quarts de finale de la Ligue Europa a pris une importance encore plus grande après la déculotté subie par les Lyonnais à domicile contre Lorient (1-4) en Ligue 1. Avec 16 points de retard sur Nice, 3e, l’espoir d’accrocher le podium est quasi-enterré. Du coup, la Ligue Europa est devenu l’objectif majeur de l’OL.

"La dernière défaite n'est pas digérée"

Pour rêver d’une finale à Solna (près de Stockholm) le 24 mai, le club de Jean-Michel Aulas doit se défaire de Besiktas. La première manche a lieu jeudi au Parc OL (21h05). Mais, à 24 heures du rendez-vous, les Lyonnais songent encore au cauchemar merlu. "Ce n’est pas le meilleur moyen pour enchaîner un match de coupe d’Europe", confesse Jérémy Morel en conférence de presse. La dernière défaite n’est pas digérée. Les joueurs se sont parlés, et le défenseur confie qu’"il y a eu beaucoup de choses à régler". "Place aux actes demain", annonce-t-il.

Bruno Genesio, lui, avoue que le match de Lorient n’est "pas complétement évacué". "C’est arrivé trop souvent cette saison", remarque le coach des Gones, qui pointe l’état d’esprit changeant de son équipe et appelle à "une prise de conscience". Le match aller contre Besiktas ne peut être du même acabit. "Le travail de préparation pour ce match a été essentiellement tactique", explique Genesio.

15 000 supporters turcs attendus, l’OL appelle ses fans à se faire entendre

La rencontre sera à guichets fermés. La capacité maximale du Parc OL est de 54 000 places, dont au moins 15 000 seront occupées par les fans de Besiktas, attendus très nombreux pour ce match placé sous haute sécurité (échelle 4 sur 4, supérieure en terme de dangerosité par rapport à l’Euro 2016). Les sacs à dos seront interdits, 1 500 stadiers seront mobilisés et 6 compagnies de CRS seront déployées (contre 2 habituellement). La présence en nombre des supporters turcs n’inquiète pas Jérémy Morel outre mesure : "Nous, on est sur le terrain. Notre travail, c’est d’être le plus professionnel". Bruno Genesio compte sur le public lyonnais, qui sera quand même plus nombreux : "J’ai confiance en nos supporters pour qu’ils fassent beaucoup plus de bruit que les supporters trucs".

Outre Vincent Aboubakar, suspendu, Besiktas devra aussi faire sans Ricardo Quaresma, blessé. Même s’il loue le "groupe très fort" du leader du championnat turc, Morel concède que l’absence du Portugais "ne peut être que bonnes pour (nous)". Son entraîneur insiste : "Besiktas a le sens du collectif. L’absence de deux joueurs, même majeurs, n’est pas un problème pour cette équipe".

"Je ne sais pas si ça suffira à sauver la saison. Mais on va tout donner"

L’Olympique lyonnais devra faire sans son capitaine Maxime Gonalons, suspendu au match aller. Bruno Genesio pourrait tenter une nouvelle organisation en attribuant à Corentin Tolisso un rôle plus défensif. Rien n’est décidé encore. "Coco a la faculté de jouer dans un système avec une option plus offensive, mais aussi de jouer un peu plus bas", remarque l’entraîneur. Mais il souligne aussi que Lyon "a une équipe qui préfère contrôler et prendre le jeu à son compte plutôt que de subir".

Interpellé sur la banderole "Go to Stockholm" vue dans les tribunes lyonnaises récemment, Jérémy Morel assure que lui et ses coéquipiers sont tous tournés vers ce but : "Quand on commence une compétition, on veut toujours aller au bout. Notre objectif, c’est d’aller au bout. Je ne sais pas si ça suffira à sauver la saison. Mais on va tout donner demain".

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N.B avec E.J