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Bordeaux: Gasset tire la sonnette d'alarme

Battus à Nîmes (2-0), les Girondins de Bordeaux s’enfoncent dans une spirale négative en février. Et Jean-Louis Gasset, l’entraîneur, semble à court de solutions.

"Avec un point sur 15 en un mois, vous me parlez d’ambition?" Jean-Louis Gasset était à l’image de son équipe, en conférence de presse, abattu. Dominé (0-2) par une équipe de Nîmes qui côtoie pourtant la zone rouge depuis fort longtemps et peine à s’en sortir, Bordeaux a obtenu un seul petit point sur 15 possibles en Ligue 1 depuis le début du mois de février. Un point qui a en plus été "gagné" au terme d’un triste nul sur la pelouse de l’OM, alors que les Girondins avaient en plus évolué à onze contre neuf pendant plus d’une demi-heure.

"Du mental et de la cohésion" pour relever la tête

Une mauvaise passe qui s'est confirmée dans le Gard. "On a manqué un peu de tout, ça fait un moment que ça dure, a déclaré Jean-Louis Gasset face aux journalistes. On a perdu beaucoup de choses. De la générosité, de la technique aussi, parce qu’on perd des ballons incroyables. Il faut trouver la solution qui va nous permettre de terminer cette saison pénible pour essayer de gagner les trois ou quatre matchs qui nous manquent." La défaite chez l'OL (1-2) fin janvier, après trois victoires consécutives en Ligue 1, a laissé une trace, fait mal aux têtes.

"Il faut que j’arrive à trouver comment enrayer une spirale négative. Elle était positive en janvier. Depuis le but de Lyon, je ne sais pas… Je le ressens en plus, a confié Gasset. Il y a comme un abattement, alors qu’on avait fait un gros match. Là, maintenant, on est lisible, il n’y a plus de percussion, on touche dix fois la balle pour faire tourner le jeu, on n’a plus de jeu de côté. On est dans le dur." Triste et très moyenne encore une fois, l’équipe de Bordeaux ne parvient plus à créer du jeu, devenant une proie facile, même pour le 19e de Ligue 1.

"Il va falloir trouver mais le destin fait son œuvre, a commenté Jean-Louis Gasset, un poil désabusé par la crise dans laquelle son équipe est engluée. Quand on perd Otavio, Basic, Sabaly, Baysse à trois jours du match. On est dans une période difficile, il faut arriver à renverser. Et pour y parvenir, il faut du mental et de la cohésion. C’est une période terrible à vivre pour tout le monde, mais il faut de la force mentale pour l’enrayer."

https://twitter.com/qmigliarini Quentin Migliarini Journaliste RMC Sport