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Cavani-Lavezzi : après les mots, Blanc va passer aux actes

Laurent Blanc

Laurent Blanc - AFP

Absents sans raison du stage au Maroc, Edinson Cavani et Ezequiel Lavezzi vont devoir s’expliquer avec Laurent Blanc et le staff parisien. Des sanctions pourraient tomber. Et un départ du duo cet hiver (ou au moins de l’un des deux joueurs) n’est pas à exclure.

Après la parole, place aux actes. Ce dimanche, pour sa première sortie médiatique post-reprise, Laurent Blanc avait fait dans les bonnes intentions. Au programme ? La volonté affichée d’une plus grande fermeté dans le management et d’une plus grande rigueur, avec notamment la perte de certains passe-droits pour les joueurs. Un discours vite mis à mal par les absences inexpliquées de Cavani et Lavezzi pour le stage au Maroc. Pour ne pas voir les faits se contredire, l’entraîneur parisien devait donc agir. Cela va être chose faite. « Ils ne sont pas restés à Paris. Ils n’y sont pas et il arriveront le 2 janvier au matin à Paris », a d’abord tenu à préciser Blanc devant la caméra de beIN Sports. Avant d’enchaîner : « Est-ce qu’ils sont sur le départ ? On ne peut pas affirmer ça aujourd’hui. On va d’abord attendre qu’ils arrivent, on va attendre certaines explications et on prendra des décisions sportives mais aussi en tant que club. »

On n’en saura pas plus. Ni sur les raisons de l’absence du duo ni sur les suites possibles. Car Blanc, profitant du caractère amical de la rencontre contre l’Inter Milan et de son absence d’obligations médiatiques, n’aura pas daigné s’arrêter devant le moindre autre micro… Mais aucun doute, le technicien laisse planer la menace de sanctions. Et ne semble pas fermé à des départs. Une situation qui pourrait faire le bonheur de… l’Inter Milan, l’adversaire du soir, dont l’intérêt pour Lavezzi fait couler beaucoup d’encre ces dernières heures. Interrogé sur le sujet à Marrakech, Roberto Mancini s’en est sorti d’une pirouette : « Lavezzi est un grand joueur. C’est un joueur du PSG. Ce n’est pas à moi de le contacter. »

Un match amical qui n’aura pas apporté grand-chose

Rien de précis, donc. Mais pas de fin de non-recevoir non plus. Pour le reste, le stage au Maroc aura présenté un effet limité pour les troupes parisiennes. Si les joueurs ont pu bien travailler sur le plan physique, malgré un séjour « trop court » selon Laurent Blanc (les Parisiens rentrent de Marrakech dans la nuit de mardi à mercredi) et l’arrivée tardive des Sud-Américains, si le club de la capitale a également pu continuer de développer son capital sympathie dans le royaume (où sa popularité semble désormais dépasser celle du rival marseillais), la rencontre amicale de ce mardi soir contre l’Inter Milan n’aura pas apporté grand-chose. La faute à une motivation plutôt limitée des deux côtés.

Retour tardif des Sud-Américains oblige, la rencontre aura surtout permis – sous les yeux du président Nasser Al-Khelaifi et de l’émir du Qatar Tamim ben Hamad Al Thani, mais aussi de Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Borloo, Jean-Michel Aulas ou encore… Marc Lavoine – à l’entraîneur parisien de s’essayer à un schéma tactique expérimental, en 4-5-1, avec un milieu renforcé à consonance très française (Matuidi, Cabaye, Rabiot et Chantôme en plus de Verratti) et Ibra esseulé sur le front de l’attaque. Résultat ? Rien de très convaincant et une victoire par la plus petite des marges (1-0, but de Cabaye) qui n’a pas montré les nouvelles attitudes espérées et ne fera pas beaucoup avancer le schmilblick parisien. Celui des absences de Lavezzi et Cavani, lui, va connaître de nouveaux rebondissements dans les prochaines heures.

A.H. avec L.B. à Marrakech