RMC Sport

Droits TV: Sadran, l’ancien président de Toulouse, allume la LFP et la FFF

Olivier Sadran s’est payé les dirigeants de la LFP et de la FFF après le fiasco Mediapro. Interrogé ce samedi par La Depêche du Midi, l’ex-président de Toulouse a taclé des années de gestion chaotique.

L’annonce de la disparition de la chaîne Téléfoot et la fin de l’accord de diffusion entre Mediapro et la LFP a provoqué une onde de choc dans le football français. Les clubs de Ligue 1 vont subir les conséquences économiques du retrait du groupe sino-espagnol. Toujours actionnaire de Toulouse, après avoir vendu le club à un fonds d'investissement américain cet été, Olivier Sadran a réagi avec virulence à l’affaire qui secoue le football hexagonal.

"Ce n’est pas une surprise pour moi, a indiqué l’ancien président du Téfécé auprès de La Dépêche du Midi ce samedi. C’est le final d’un feu d’artifice entamé il y a quelques années après le départ de la Ligue de Frédéric Thiriez, et qui avait pour objectif d’affaiblir la Ligue au profit d’autres instances comme la Fédération."

La LFP aveuglée par le milliard

Nouveau président de la Ligue, Vincent Labrune a négocié le paiement d’une indemnité de 100 millions d’euros par Mediapro afin de se retirer. Mais selon Olivier Sadran, l’ancienne direction de la LFP est clairement responsable de la situation actuelle.

"Au moment de cet appel d’offres, j’ai fait partie de ceux qui ont dit qu’il était inconcevable de ne pas avoir de garanties, a encore lâché l’homme d’affaires toulousain. Mais on n’était pas audibles, car tout le monde ne voyait que les millions…"

"Inconcevable que des sommes pharaoniques aient été touchées"

Dans le viseur de l’ex-propriétaire de Toulouse, actuel sixième de Ligue 2, les membres de la LFP qui ont tiré profit de la vente des droits TV à Mediapro

"Il est encore plus inconcevable que des sommes pharaoniques aient été touchées à la fois par des conseils et des salariés de la Ligue, alors même que cet argent n’était pas sécurisé, a conclu Olivier Sadran. J’espère deux choses pour le football français: que l’affaiblissement de la Ligue au profit d’autres est fini, qu’elle redeviendra maîtresse de son avenir, et que l’argent qui a été touché sur cet appel d’offres par des gens qui ne le méritent pas, puisque ce deal a été un échec total, soit restitué."

Même sans être nommé directement par Olivier Sadran, Didier Quillot est clairement ciblé et cristallise les critiques. L’ancien directeur général exécutif de la LFP a assuré ce samedi être prêt à renoncer au bonus de 500.000 euros touché après l’appel d’offres remporté par Mediapro.

>> Abonnez-vous à l'offre 100% digital de RMC Sport

JGL