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Dupraz : "Deschamps, je le vénère"

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Coach d’un TFC actuellement en stage à Hendaye, Pascal Dupraz était l’invité de l’After ce dimanche sur RMC. Grand artisan de l’incroyable maintien toulousain, l’entraineur a évoqué le mercato en cours, sa période inactivité la saison dernière, mais aussi sa grande admiration pour le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps.

L’avenir de Ben Yedder

« Apparemment, c’est acté entre le président, Wissam et ses représentants. Je ne peux que déplorer le départ de Wissam. C’est un buteur et un joueur exceptionnel. Surtout, un charmant garçon. Il se comporte merveilleusement bien. Ce n’est pas évident pour lui d’être avec nous alors qu’il aspire à jouer ailleurs. Il y a fort à parier qu’il sera parti dans quelques semaines. Ce que j’apprécie, c’est qu’il a du respect pour son club, ses partenaires et le staff. En quatre mois et demi, il ne m’a jamais posé l’ombre d’un problème. Il n’a fait que trouver des solutions pour permettre au TFC de se maintenir. Je n’ai pas de conseils à donner, mais par contre je m’étonne que les clubs français, même le plus grand, ne s’intéressent pas à un joueur comme Wissam Ben Yedder. Dans la surface de réparation, il n’a pas d’égal en France. Il y en a peu en Europe à être aussi adroit. »

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Le mercato

« Concernant Nicolas De Préville, le président m’a dit que l’offre était acceptée par Reims. Le problème, c’est que Nicolas de Préville ne veut pas venir chez nous. Il fait ses choix. J’aimerais être entraineur le Bayern Munich aussi. Mais pour l’instant, ce n’est pas pour moi. Corentin Jean ? C’est un des joueurs ciblés. Je le trouve très intéressant. Il peut jouer sur un côté. Le problème est toujours le même, il faut que les trois parties soient d’accord. »

Sa coupure

« Le métier m’a manqué dès le premier jour. Je suis passionné de football. D’un coup, vous avez l’impression d’être inutile, de ne servir à rien. Emotionnellement, aller à pole emploi, parce que vous êtes obligé de vous y rendre, ce n’est pas évident. Cette période m’a permis de voyager, de regarder beaucoup de matches de football. La meilleure chose qui me soit arrivée, c’est de partir de mon club (Evian-Thonon-Gaillard). J’avais l’affectif qui me prenait trop. C’est une histoire de famille. Ce club on l’a galvaudé. Je savais qu’on allait droit dans le mur. »

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Didier Deschamps

« Je le vénère. On la chance de pouvoir compter sur un sélectionneur de ce niveau. Didier Deschamps a su tout bien faire. Même quand il ne faisait apparemment pas trop bien, il rectifiait tellement vite qu’on en oubliait la soi-disant erreur tactique. Il a redonné une âme à l’équipe. Les joueurs de l’équipe de France donnent du plaisir, sont proches de gens. A ma petite échelle, ça ressemble à s’y méprendre à ce que j’ai fait à Toulouse. Le football c’est quelque chose de convivial. On doit se souvenir que les médias nous font vivre. La moindre des choses c’est d’avoir un peu de disponibilité pour eux. Les Bleus auraient pu l’emporter. Mais on a de belles années devant nous. Il y a un vrai cadre fixé et un vrai enthousiasme. »

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Son rêve d’Angleterre

« Là, maintenant, j’accomplis mon rêve. Etre un entraineur professionnel dans un club de Ligue 1. Je suis à fond pour mon club. J’aimerais entrainer en Angleterre. Je parle la langue. C’est un rêve. Peut-être que je ne l’accomplirai pas, mais je suis très heureux là où je suis. Tout ce que je souhaite, c’est continuer à entrainer, faire valoir certaines valeurs. Montrer aussi que je suis capable d’organiser une équipe. Que je suis capable de lui faire gagner des matches. »