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Kalimuendo: "Si j'étais parti chez l'ennemi, à Lille, je me serais trahi"

Dans une interview pour le journal L'Équipe ce samedi, Arnaud Kalimuendo a expliqué son choix de retourner en prêt au RC Lens, alors qu'il avait le choix du LOSC.

"Mon coeur est sang et or." Dans une interview pour le journal L'Équipe, Arnaud Kalimuendo s'est expliqué sur son choix d'enchaîner un second prêt au RC Lens cet été, lui qui avait déjà passé la saison 2019-20 dans le club du Pas-de-Calais. Une décision qu'il a prise alors que le Losc s'était lui aussi présenté pour signer le jeune numéro 9.

Prêté par le PSG lors du dernier jour du mercato, Arnaud Kalimuendo intéressait une vingtaine de clubs, dont Lille. Et le titi parisien confirme cette volonté du champion de France: "Si j'étais parti chez l'ennemi, à Lille, je me serais trahi, j'aurais trahi ma famille, le club, les supporters et toutes les personnes qui m'ont donné tout cet amour ici. C'est une belle équipe Lille, bien sûr, ce n'est pas la question. Mais je suis sang et or." Il avoue ne "pas avoir réfléchi" à l'offre du LOSC: "C'était impossible."

Il s'était décidé avant l'arrivée de Messi

N'étant pas entré en jeu lors du match du PSG contre Reims le 29 août, le jeune de 19 ans décide donc de retourner là où il avait brillé la saison passée: au RC Lens. "Je savais que Lens était là et m'attendait", explique-t-il. Avant de préciser que l'arrivée de Lionel Messi dans le club de la capitale deux semaines plus tôt "n'a pas joué" sur son choix de départ: "Je me posais des questions bien avant qu'il arrive. C'est vraiment le match de Reims qui a tout déclenché. Je me suis dit que je n'allais pas jouer et qu'il fallait partir. Un jeune doit jouer et enchaîner les matches".

Formé au PSG et toujours dans l'attente d'y trouver sa place, le jeune attaquant s'épanouit dans un cadre qu'il juge plus propice que peut l'être le vestiaire parisien: "Il y a moins la barrière de la langue aussi. C'est plus francophone, ça aide. Paris, c'est un grand club, plus de langues, plus de diversité. À Paris, il faut parler anglais et espagnol." Et même s'il dit ne pas y penser lorsqu'il revet le maillot lensois, il espère que ses bonnes performances et celles de Lens, classé deuxième derrière Paris, plaideront en sa faveur.

Par Anna Carreau