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Ligue 1: Baticle écarté par Angers, un dirigeant parle de faits relevant de "la faute grave"

Mohamed Sifaoui a justifié ce jeudi l’éviction de Gérald Baticle de son poste d’entraîneur d’Angers. Le dirigeant du SCO a notamment assuré que le technicien était écarté pour de multiples causes dont certaines pouvant relever de la faute grave.

Dernier de Ligue 1 après 15 journées, Angers va devoir batailler toute la saison pour assurer sa survie dans l’élite. Profitant de la trêve internationale liée à la Coupe du monde au Qatar, le SCO a mis à pied à titre conservatoire son entraîneur Gérald Baticle. Au-delà des mauvais résultats en championnat et de la série de sept défaites consécutives, le technicien n’aurait pas toujours adopté un comportement exemplaire si l’on se fie aux propos de Mohamed Sifaoui ce jeudi.

"Il y a des éléments qui relèvent de la bienséance et de la courtoisie qui ne concernent que l’intéressé, a ainsi expliqué le directeur de la communication d’Angers auprès du journal Ouest-France. […] Un certain nombre de griefs lui ont été formulés qui relèvent de la faute grave, et sur lesquels il devra s’expliquer. En tout état de cause, jusqu’à la décision finale d’une éventuelle sanction, il n’est plus en mesure d’exercer son métier d’entraîneur du SCO."

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Des griefs qui "relèvent de la vie du groupe"

Arrivé à la tête de l’équipe angevine en 2021 après le départ de l’emblématique Stéphane Moulin, Gérald Baticle est devenu cette semaine le septième entraîneur de Ligue 1 débarqué depuis le début de la campagne 2022-2023. Mis à pied avant d’être reçu par sa direction, sera provisoirement remplacé par Abdel Bouhazama lors des entraînements de l’équipe première. L’actuel directeur de la formation a récemment été ciblé par une enquête de la presse pour sa gestion des jeunes. Auprès de RMC Sport, Mohamed Sifaoui a confirmé que les faits griefs reprochés à l'entraîneur se sont accentués ces quinze derniers jours.

"Pour l’instant tout est temporaire. Il y a une réorganisation de fond, un projet sur lequel le président travaille depuis un moment avec une ligne claire qui, sur le plan sportif, concerne le maintien, mais c’est aussi un fonctionnement, a encore estimé le dirigeant angevin. Il y a les griefs sur lesquels je ne veux pas m’étaler parce qu’il y a des aspects juridiques. Les griefs qui sont reprochés à Gérald Baticle relèvent de la vie du groupe, il y a des choses qui ne nous plaisent pas dans le management."

Angers ne cherche pas (encore) d’entraîneur

L’entraîneur pourra ainsi se défendre auprès de sa direction le 5 décembre. A l’instant T, le SCO ne cherche pas d’entraîneur et ne le fera pas tant que la situation de Gérald Baticle ne sera pas réglée.

"Pour l’instant ce n’est pas le sujet. Le sujet c’est la mise à pied conservatoire. On se veut dans une démarche légaliste, et qui préserve les intérêts des droits de Gérald Baticle", a enchainé Mohamed Sifaoui.

Le directeur de la communication de conclure: "On veut un fonctionnement différent. On verra ce que répondra Gérald Baticle, et si le club se ravisera ou pas à son sujet. Aujourd’hui, on est obligé de figer la situation et de sortir d’un état d’esprit et d’un fonctionnement qui, encore une fois, ne correspondaient pas aux attentes de la direction."

Le 28 décembre, lors du Boxing Day à la française, Angers affrontera l'AC Ajaccio lors de la 16e journée de Ligue 1. D'ici-là, l'avenir de Gérald Baticle sera tranché.

Jean-Guy Lebreton avec PYL et XG