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Ligue 1: c'est officiel, Sampaoli est le nouvel entraîneur de l'OM

Ancien sélectionneur du Chili et de l’Argentine, passé également par le banc du FC Séville, Jorge Sampaoli devient officiellement le nouvel entraîneur de l’OM. Il prend la suite de Nasser Larguet, qui assurait l’intérim depuis la mise à pied d’André Villas-Boas.

Une nouvelle ère s’ouvre à l’OM. En plus d'annoncer le départ de Jacques-Henri Eyraud ce vendredi dans un communiqué, le club phocéen officialise l’arrivée de Jorge Sampaoli sur son banc. Il s'est engagé jusqu'en juin 2023. A 60 ans, le technicien argentin prend la suite de Nasser Larguet, qui assurait l’intérim depuis la mise à pied d’André Villas-Boas actée le 2 février dernier.

"On m'a dit toute ma vie que l'OM est une passion. Que le Vélodrome s'allume quand l'équipe se rend au stade. Marseille est un club du peuple et je me sens moi-même dans cette chaleur. On n'est pas là pour se cacher : on va jouer dur. Quand j'ai reçu cette proposition, je rêvais de pouvoir faire la fête dans la ville. Dans le monde, il y a des endroits calmes et des endroits intenses. Ce sont ces derniers que je veux et j'ai accepté sans hésiter. Ce club a une âme c'est pour cela que nous sommes ici. Nous sommes prêts", affirme Sampaoli dans un communiqué.

A court terme, son objectif sera de décrocher un billet pour la prochaine Ligue Europa. Il devra pour cela aider cette équipe à panser ses plaies dans un contexte rendu très compliqué par le conflit ouvert entre les supporters et les dirigeants marseillais. Entre les graves incidents survenus à la Commanderie, les résultats décevants, le départ brutal de Villas-Boas, et donc la rupture entre les groupes d’ultras et la direction, la situation est pour le moins tendue à Marseille.

Il a connu le succès avec le Chili, l'échec avec l'Argentine

Considéré comme un disciple de Marcelo Bielsa, un admirateur de Pep Guardiola et vu comme l’apôtre d'un football résolument offensif, Sampaoli tentera de redonner le sourire à toute une ville, pour sa seconde aventure en Europe. La première avait eu lieu du côté du FC Séville, lors de la saison 2016-2017. Les Andalous avaient alors terminé à la quatrième place de la Liga, mais avaient pris la porte dès les huitièmes de finale de la Ligue des champions, éliminés par Leicester. Sampaoli s’était auparavant fait un nom au fil de ses différentes expériences au Pérou, en Equateur et surtout aux commandes de la sélection chilienne (2012-2016). Avec lui, le Chili peut se targuer d'avoir battu l'Espagne, championne du monde en titre, en phase de groupes du Mondial 2014, et d'avoir poussé le Brésil jusqu'aux tirs au but en huitièmes de cette même édition.

Sous ses ordres, le Chili a remporté la Copa América 2015 en dominant l'Argentine en finale. Des résultats acquis grâce à des principes clairs : intensité, agressivité, pressing haut, volonté de créer le surnombre et d’asphyxier l'adversaire. La méthode Sampaoli a beaucoup moins bien fonctionné avec l’Argentine. Son (court) passage sur le banc de l'Albiceleste reste le gros raté de sa carrière de coach. Nommé en juin 2017, il avait pris la porte dès juillet 2018 après le fiasco de la Coupe du monde en Russie (défaite contre la France en huitièmes). Il n’était pas parvenu à imposer sa patte ni à gérer les égos surdimensionnés du vestiaire argentin. Après cet échec, il a cherché à se relancer au Brésil. D’abord à Santos, puis à l'Atlético Mineiro à partir de mars 2020.

https://twitter.com/rodolpheryo Rodolphe Ryo Journaliste RMC Sport