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Ligue 1 : les tendances de la lutte pour le maintien

A deux journées de la fin du championnat, trois équipes luttent encore pour éviter les 18e et 19e places, synonymes de Ligue 2. Toulouse, Reims et le Gazélec Ajaccio sont engagés dans un sprint final où seul l’un d’eux sortira vainqueur. Calendrier, forces, faiblesses… analyse des tendances avant la 37e journée de L1 ce samedi (21h).

TOULOUSE FC (19e, 34 points, -12)

La tendance

La « remontada » est engagée. L’arrivée de Pascal Dupraz a redonné vie à tout un club et son environnement. Résignés à descendre en L2 pendant le mandat de Dominique Arribagé, les supporters ont repris espoir. Les joueurs aussi. Trois victoires, trois nuls et deux défaites depuis la prise de fonctions de l’ancien coach d’Evian, et un fossé avec le maintien réduit de dix à trois points. Surtout, Toulouse n’a plus peur de personne. Deux 4-0 infligés à Bordeaux et Bastia, une victoire manquée pour quelques secondes à Lorient (1-1) et contre Lyon (2-3) puis un dernier match largement dominé à Saint-Etienne (0-0) où Ruffier a sauvé les siens à de nombreuses reprises. Sous les ordres de Dupraz, Ben Yedder (7 buts) et Braithwaite (3 buts) ont trouvé un second souffle qui pourrait s’avérer salvateur s’ils retrouvent cette réussite perdue chez les Verts.

Le calendrier

Des trois formations menacées par la relégation, Toulouse apparaît être celle qui dispose du meilleur calendrier à venir. Les Violets recevront Troyes, déjà condamné à la Ligue 2, ce samedi (21h) lors de la 37e journée. Ils se déplaceront ensuite chez un autre promu, Angers. Le SCO n’a plus rien à jouer en cette fin de saison, mais reste toujours compliqué à manœuvrer, fort de la 3e meilleure défense du championnat.

La décla

La conception de l’amour de Pascal Dupraz : « Les femmes doivent dire à leurs maris : "Allez viens, on y va !" Si j’avais les moyens, j’achèterais les places et je les offrirais aux gens. Il faut qu’il y ait du monde, que ce soit la fête. Il se passera peut-être des minutes durant lesquelles on va douter. Mais si le public encourage nos joueurs, ils vont repartir et l’équipe adverse va céder. Quand vous êtes 12 à jouer pendant 94 minutes, à un moment donné, ça craque. Si on était dans mon village de 5000 habitants où je connais tout le monde, ce serait plus facile mais je dirais au mec préposé à l’EDF de couper le courant. Comme ça, il y a deux solutions : soit les gens font l’amour, soit ils vont au stade. »

STADE DE REIMS (18e, 36 points, -15)

La tendance

Les voyants sont au rouge. Après trois défaites consécutives (quatre en cinq matchs en avril), Reims a basculé dans la zone de relégation au soir de la 35e journée. Surtout, le club champenois a raté le coche dans le derby en s’inclinant sur la pelouse de Troyes (1-2), alors que l’Estac n’avait pas gagné à domicile jusque-là. Une mauvaise spirale qui a poussé les dirigeants à se séparer de l’entraîneur Olivier Guégan à trois journées de la fin. Inexpérimenté à ce niveau, son remplaçant David Guion (directeur du centre de formation et entraîneur de la réserve) a tenté d’insuffler un nouvel état d’esprit à ses joueurs. Mais ceux-ci ont encore craqué au stade Delaune devant Montpellier (2-3) et n’ont pas su stopper l’hémorragie. C’est peu dire que le Stade de Reims ne part pas en confiance à l’approche de deux rendez-vous primordiaux.

Le calendrier

Un défi Olympique. Le Stade de Reims se déplacera à Marseille lors de la 37e journée et tentera de ne pas être la première équipe à s’incliner au Vélodrome depuis le 13 septembre 2015. L’OM vient de se sauver à Angers (victoire 1-0) et veut bien terminer pour préparer au mieux sa finale de Coupe de France du 21 mai contre le PSG. Puis les Rémois recevront Lyon en clôture du championnat. Un OL de son côté engagé dans la course à la 2e place directement qualificative pour la Ligue des champions.

La décla

Le Stade de Reims en plein règlement de comptes : « Le club a maintenu sa confiance à Olivier Guégan en dépit d’une saison chaotique et d’une moyenne de points famélique. (…) Le Stade de Reims regrette la lâcheté et le manque de reconnaissance de son entraineur, salarié pendant six ans, et qui lui a permis de se former. »

GAZELEC AJACCIO (17e, 37 points, -16)

La tendance

Sans pression. Plus petit budget et plus petit stade de la Ligue 1, première expérience dans l’élite… tout donnait le Gazélec Ajaccio favori à la descente avant le début de la saison. Alors le fait que les Corses jouent encore le maintien à deux journées de la fin est déjà positif. Le club du président Miniconi est dans les rails et tient son destin entre ses mains. Après une victoire dans le derby face à Bastia (3-2), les hommes de Thierry Laurey ont montré deux visages à Lyon (défaite 2-1). Une première période à oublier, une seconde beaucoup plus consistante. Une bonne base de travail alors qu’une grosse tête d’affiche s’annonce sur le terrain d’Ange-Casanova.

Le calendrier

Du lourd. Car la grosse tête d’affiche n’est autre que le PSG pour la 37e journée. Déjà champions, vainqueurs de la Coupe de la Ligue et éliminés de la Ligue des champions, les Parisiens attendent désormais la finale de la Coupe de France contre le rival marseillais. Mais malgré quelques signes de relâchement, comme cette virée à Las Vegas si commentée, les hommes de Laurent Blanc continuent de faire le boulot sur les pelouses de Ligue 1 avec quatre victoires d’affilée, dont la dernière face à Rennes (4-0). Surtout que le PSG vise aussi le record de points en L1, qu’il a déjà égalé cette saison avec 89 unités. Enfin, Ajaccio se déplacera sur le synthétique de Lorient lors de l’ultime rencontre de la saison. Jamais évident d’apprivoiser cette surface de jeu.

La décla

Laurent Blanc en mode arbitre : « On va aller à Ajaccio avec un grand respect pour l’adversaire et pour son entraîneur, pour gagner ce match. Notre désir est de mettre en place notre jeu, marquer des buts et gagner. La meilleure manière de respecter nos adversaires et le championnat est de jouer notre rôle d’arbitre. On va aligner une belle équipe samedi, qui aura de l’ambition. Le meilleur respect que l’on peut avoir pour cette équipe est d’aller chez elle pour s’imposer. »

Dorian Waymel