RMC Sport

Nantes: Kombouaré "ne donnera pas l'occasion à Kita" de le "virer"

Antoine Kombouaré s'est encore montré très clair sur la durée de sa mission au FC Nantes: il restera s'il maintient le club mais il partira avant de se faire virer par le président Kita s'il échoue.

La valse des entraîneurs au FC Nantes sous l'ère Kita ne l'effraie pas. Antoine Kombouaré est ainsi le 18e à prendre place sur le banc du club depuis le début de la présidence de l'homme d'affaires franco-polonais. Mais l'ancien défenseur du club s'en moque et rappelle n'être là que pour une seule chose: le maintien des Canaris, barragistes en Ligue 1. Pour le moment, cela fonctionne avec une victoire à Angers (1-3) et un nul face à Marseille (1-1). Une bonne manière d'évacuer un peu les grosses tensions dans un climat de défiance entre les supporters, les anciens joueurs et la direction.

"Je sais où je mets les pieds, avec qui je vais travailler"

"Quand je dis que deux fois ça a failli se faire (il avait confié avoir eu l'occasion de s'engager avec Nantes à deux reprises, lors de sa présentation, ndlr) et que ça ne s'est pas fait, c'est parce que je sais où je mets les pieds, je sais avec qui je vais travailler, et je connais l'environnement, confie-t-il dans une interview à L'Equipe. Mais, en conférence de presse, j'ai vu que ce qui vous intéresse vous, les médias, c'est les Kita, ce qu'ils veulent faire du club et surtout est-ce qu'ils sont légitimes. C'est pour ça que j'ai plaisanté en disant ça (il avait confié avoir l'impression de se retrouver devant un tribunal face aux nombreuses questions des journalistes à Franck Kita). Ça me fait plutôt rire."

La fragilité du poste ne l'inquiète pas. Il avait déjà été très clair lors de sa présentation. S'il parvient à maintenir le club en Ligue 1, il prolongera de deux ans. Sinon, il partira à l'issue de la saison afin de mieux couper l'herbe sous le pied de son président.

" Je ne donnerai pas l'occasion à M.Kita de faire ce qu'il sait faire, me virer"

"Ce qui s'est passé avant le (Kita) regarde, poursuit-il. Je sais qu'avant moi il y a eu 17 entraîneurs et qu'avec moi, demain, ça peut aller très très vite. Ce n'est pas un souci. Je connais la règle. Je ne suis venu que pour cinq mois. Pour une mission bien précise: aider mon club à rester en L1. Ça marche? On repart pour un tour. Ça ne marche pas? Je ne donnerai pas l'occasion à Monsieur Kita de faire ce qu'il sait faire, à savoir me virer. Parce que je ne serai déjà plus là. Et ce sera un échec pour moi."

Depuis sa prise de fonction, l'ancien entraîneur du PSG, Lens, Dijon, Guingamp, Dijon et Toulouse a déjà opéré des choix forts en écartant plusieurs joueurs, dont l'attaquant Jean-Kévin Augustin qu'il estime en "grande difficulté". Interrogé sur les rappels à l'ordre auprès de ses joueurs sur le respect des horaires, il confie seulement "avoir travaillé".

Nicolas Couet Journaliste RMC Sport