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Neymar accusé de viol: la plaignante encore discréditée

La police de Sao Paulo a décidé la semaine dernière de classer le dossier sans suite concernant les accusations de viol dont faisait l'objet Neymar pour des faits présumés datant de mi-mai. Selon UOL, qui a eu accès au dossier, la plaignante se retrouve de plus en plus discréditée.

Les accusations de viol contre Neymar semblent s'étioler de semaine en semaine. Le 29 juillet dernier, la police de Sao Paulo a décidé de ne pas mettre le meneur de jeu du PSG en examen dans l'affaire l'opposant à Najila Trindade, qui a porté plainte pour agression sexuelle. Des faits qui auraient eu lieu à Paris le 15 mai dernier.

Les forces de l'ordre ont estimé qu'il n'existe pas d'indices suffisants pour inculper le joueur. Une enquête a même été ouverte à l'encontre de la plaignante, pour diffamation. "Toute personne qui sollicite l’Etat, la police, sur la base d’un mensonge peut être punie et déclencher l’ouverture d’une procédure à son encontre", déclarait mercredi le responsable de la police judiciaire.

Des "incohérences" et des "versions contradictoires"

Rede Globo et son programme Fantastico semblent aussi aller dans ce sens. Après avoir eu accès au dossier, il apparaît selon le programme de télévision brésilien que la parole de Najila Trindade se retrouve particulièrement fragilisée. Dans le rapport de Juliana Lopes Bussacos, chef de la délégation de défense des femmes du commissariat de Sao Paulo et en charge de l'enquête, plusieurs "incohérences" sont mises en avant. "Je ne vois pas d'éléments constitutifs d'un acte d'accusation, précise-t-elle. Car les versions sont contradictoires."

Des signes d'automutilation?

D'autant que le rapport médical de constatation des blessures de la plaignante est loin d'être clair. Et ne va pas vraiment dans le sens de la victime présumée. D'après UOL, l'institut médico-légal chargé d'évaluer les blessures de Najila Trindade après son agression supposée (à son retour de Paris) n'exclut pas la possibilité d'automutilation concernant les marques corporelles affichées. Celle qui dénonçait récemment les pressions dont elle est victime pour retirer sa plainte commence à se voir sérieusement discréditée. Jusqu'à atterrir dans l'oeil du cyclone.

A.Bo