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OL: Garcia tacle les joueurs qui "hurlent fort" pendant le huis clos

Rudi Garcia, entraîneur de l'OL, juge nécessaire le jeu de communication depuis les bancs de touche mais regrette que les joueurs profitent du huis clos pour intensifier leurs cris et induire les arbitres en erreur.

Même privé de public, les stades ne manquent pas d’ambiance. A mesure que la fin de saison approche, les décibels augmentent depuis les bancs de touche pour toutes sortes de raisons: encourager les joueurs, se plaindre de l’arbitrage ou entrer dans un jeu de dupes avec les adversaires. Pour Rudi Garcia, ce côté théâtral est indispensable pour porter ses troupes et marquer son territoire.

"Une bataille de la communication"

"Il y une bataille de la communication, a estimé l’entraîneur de l’OL, ce jeudi en conférence de presse. Vous dégagez quelque chose. Si vous jouez une équipe muette en face, vous prenez vite l’ascendant en vous disant : ‘ils ne sont pas motivés, ils ne s’encouragent pas, ce n’est pas une vraie équipe’. On encourage beaucoup, on montre quand c’est bien. J’ai regardé la Ligue des champions cette semaine et c’était la même chose. Quand il y a des belles actions, on entend tout le banc manifester."

L’absence de public amplifie les sons et donnent un peu de chaleur au match. Mais cela provoque aussi quelques abus, selon Garcia. "L’inconvénient de jouer à huis clos, c’est que les joueurs ont compris qu’en hurlant fort quand ils sont touchés - même quand on leur appuie à peine sur la pointe de l’orteil droit - ça pouvait aussi influencer les décisions. Ce n’est pas le bon coté du huis clos. Il faut garder sa mesure, qu’il y ait du respect de l’adversaire, des joueurs et du staff."
Suspendu pour des propos contre Stéphanie Frappart, Rudi Garcia était en tribunes dimanche à Monaco
Suspendu pour des propos contre Stéphanie Frappart, Rudi Garcia était en tribunes dimanche à Monaco © ICON Sport

Dans l’excitation, pas toujours facile de se contenir et Garcia est bien placé pour le savoir puisqu’il a été suspendu lors des deux derniers matchs après son exclusion face à Monaco en Coupe de France pour avoir tenu des propos contre l’arbitre Stéphanie Frappart.

"S’il y avait eu du public, je serais resté tout le match sur mon banc de touche, estime le technicien. J’ai râlé tout seul dans mon coin. J’ai été sanctionné pour quelque chose qui n’était pas irrespectueux et qui n’aurait pas été entendu s’il y avait eu du public. C’est l’effet verso de jouer à huis clos."

NC avec EJ