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OL-OM: comment Payet et les joueurs marseillais ont vécu l’interruption du match

Jacques Cardoze a réagi ce dimanche soir à l’arrêt du match de la 14e journée de Ligue 1 entre l’OL et l’OM au Groupama Stadium. Le directeur de la communication du club phocéen a expliqué pour l’émission After Foot sur RMC comment les joueurs marseillais avaient patienté dans le vestiaire après un jet de bouteille à la tête de Dimitri Payet.

Au terme d’un interminable imbroglio autour d’une éventuelle reprise, le choc de L1 entre l’OL et l’OM a bien été arrêté définitivement par l’arbitre Ruddy Buquet. Invité dimanche soir de l’émission l’After Foot, Jacques Cardoze a raconté comment les joueurs marseillais avaient patienté pendant l’interruption du match provoquée par un jet de projectile sur Dimitri Payet. Le directeur de la communication du club phocéen est notamment revenu sur le cas du meneur de jeu, touché à la tête par une bouteille.

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"Dimitri Payet est très choqué. Il est resté dans son coin, étendu dans le vestiaire pendant un bon moment en état de choc, a estimé le dirigeant de l’OM. D’autres joueurs l’étaient aussi."

Des propos qui confirment ceux du président phocéen Pablo Longoria au micro d’Amazon: "Dimitri Payet est touché psychologiquement. Je suis rentré dans le vestiaire... ce n'est pas normal. On a toujours condamné tout type de violence. Cela touche psychologiquement, cela touche tout le monde. Le choc était un peu violent, Dimitri était très touché."

Cardoze: "Pour les joueurs, les dés étaient pipés dès la troisième minute de jeu"

Après environ une heure et demie d’interruption et discussions entre toutes les personnes décisionnaires, cet Olympico n’a finalement pas repris. Si les Lyonnais se sont brièvement échauffés afin de préparer une reprise du jeu, les Marseillais n’ont jamais voulu retourner sur la pelouse du Groupama Stadium.

"Lorsqu’il y a eu ce moment de flottement, je les ai vus et ils ne comprenaient pas. Pour eux ce n’était pas possible car cela revenait à dire qu’on allait reprendre un match dans une position d’iniquité, a enfin lancé Jacques Cardoze. Pour eux, si on reprenait le match, cela voulait dire que Dimitri Payet ne pouvait pas jouer et que les dés étaient pipés dès la troisième minute de jeu. Je pense que ce sont aussi des questions que les arbitres se sont posées pour arriver à une décision simple: à partir du moment où un supporter se permet de toucher un joueur, le jeu est touché. Le jeu est sacré et tout le monde doit le respecter."

JGL