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OM-Gazélec : à côté de Nkoulou, ça reste flou…

Karim Rekik

Karim Rekik - AFP

Alors que la première partie de saison de Ligue 1 touche à sa fin, l’OM tâtonne toujours en défense centrale et cherche le complément idéal à Nicolas Nkoulou. Très friable à domicile, sa charnière sera encore scrutée ce dimanche lors de la réception du GFC Ajaccio (17h).

Quatre matches pour Rolando. Deux comme titulaire et cinq comme remplaçant pour Stéphane Sparagna. Et treize, enfin, pour Karim Rekik. S’il y a bien un poste où « ça bouge » beaucoup cette saison à l’OM, c’est celui du deuxième défenseur central, celui qui est censé accompagné Nicolas Nkoulou. Et s’il flotte autant, c’est parce qu’il n’a toujours pas montré de signe d’étanchéité.

Arrivés cet été à Marseille, Rolando et Rekik sont la cible des critiques et des moqueries des supporters. Déjà pas à son avantage face à Monaco (3-3), le défenseur néerlandais avait remis en selle Montpellier en toute fin de match d’un dégagement complètement raté dans la surface (2-2). « Bien évidemment, si on fait un mauvais match alors que l’on joue pour une grosse équipe en France, les gens vont forcément parler, analyse avec lucidité Rekik. Mais si vous vous arrêtez à ça, vous ne pourrez jamais vous améliorer. »

Rekik : « J’ai confiance en moi et ça me suffit »

Si l’ancien joueur du PSV Eindhoven croit beaucoup en lui (« J’ai confiance en moi et cela me suffit »), il est aussi très autocritique. « J’ai joué des bons et des mauvais matches, concède-t-il. Je suis jeune et je ne dis pas ça pour essayer de me protéger. Je sais quand j’ai bien joué ou mal joué. Les gens parlent de mes prestations et c’est normal. Il faut savoir admettre quand on joue bien ou quand on joue mal. C’est la vie d’un joueur de football. »

Mais pour Michel, Rekik n’est pas le problème. « Nous avons bien joué avec différents joueurs aux côtés de Nicolas et nous avons, aussi, mal joué, avec d’autres joueurs à côté de lui », souligne l’entraîneur de l’OM, qui refuse de « bricoler » avec une autre solution individuelle : replacer Alaixys Romao en défense centrale. « Il est plus efficace au milieu de terrain, assure l’Espagnol. Il est capable de faire ce travail défensif mais offensivement, il joue aussi très bien au ballon. »

« Pas seulement le travail de Mandanda »

Non, pour l’Espagnol, l’équation insoluble de l’OM cette saison passe par une prise de conscience collective, surtout à domicile où son équipe est beaucoup plus friable (12 buts encaissés en L1 contre 7 hors de ses bases). « C’est tout un travail défensif qui doit être fait. Si nous les aidons, ils pourront bien jouer dans cette position, que ce soit Rolando, Sparagna ou Rekik. C’est un travail collectif, pas seulement celui de Steve Mandanda. Et ça, il faut que tout le monde en soit conscient. »