RMC Sport

PSG: Al-Khelaïfi victime de chantage ? Les conclusions de l’enquête du barreau de Paris bientôt connues

Le conseil de l’ordre des avocats a lancé une enquête déontologique au sujet de la possible implication de plusieurs avocats parisiens dans la libération du lobbyiste Tayeb Benabderrahmane, retenu au Qatar contre la remise de supposées vidéos intimes du président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi. Selon Le Monde, les conclusions de cette enquête seront rendues "d’ici une quinzaine de jours".

On connaît les suites de cette rocambolesque affaire de chantage présumé. D’après Le Monde, les conclusions de l’enquête déontologique au sujet de la possible implication de plusieurs avocats parisiens dans la libération du lobbyiste Tayeb Benabderrahmane, retenu au Qatar contre la remise supposée de vidéos intimes du président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, seront connues d’ici "une quinzaine de jours".

Comme révélé par L'Équipe il y a quelques jours, Tayeb Benabderrahmane assure que son avocat de l’époque, Me Olivier Prado, n’aurait pas mené toutes les diligences (en droit: formalités nécessaires à la conclusion d’une opération juridique) requises pour sa libération. Au contraire, Me Olivier Prado aurait même cherché "des accord négociés en coulisses" avec la défense de Nasser al-Khelaïfi pour obtenir la remise de ces documents compromettants.

Le contenu de l’audition de Me Pardo permet d’infirmer en partie ce témoignage. Selon le conseil de l’ordre, Me Pardo a bien réalisé des diligences "dans le cadre de la mission qui lui a été confiée d'obtenir la libération de Monsieur Tayeb Benabderrahmane des prisons du Qatar".

Me Pardo confirme que Tayeb Benabderrahmane a bien été séquestré au Qatar et que les accusations portées à son encontre justifiant cet emprisonnement "étaient celles d'atteinte à la sûreté de l'État du Qatar". Tayeb Benabderrahmane aurait obtenu des documents sensibles sur la vie intime du président du Paris Saint-Germain.

"Très vite, l'une des conditions préalables posées à ce renoncement a été la remise des clés USB qui, selon la partie adverse, contenait des enregistrements à caractère sexuel volés à Monsieur Al Khelaïfi", écrit le conseil de l'ordre de Paris dans la première décision rendue le 14 octobre, laquelle résume les propos de Me Pardo. Une fois les documents compromettants remis aux avocats de Nasser Al-Khelaïfi, le lobbyiste a pu être remis en liberté, d’après le récit de Me Pardo, qui dénonce les "volte-faces soudaines et la mauvaise foi évidente" de Tayeb Benabderrahmane, dès son retour à Paris.

Tayeb Benabderrahmane aurait alors confié à son ex-avocat détenir une copie des enregistrements.

F.Ga