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Nancy: quand Jourdren empruntait la voiture d'un inconnu pour aller s'entraîner

Geoffrey Jourdren a raconté une savoureuse anecdote ce dimanche sur son aventure avec Nancy entre 2017 et 2018. Pour ne pas être en retard à un entraînement l’ancien gardien s’est retrouvé à emprunter une voiture dans un bar auprès d’un inconnu.

Figure emblématique de la Ligue 1 et Montpellier dans les années 2010, Geoffrey Jourdren a notamment été sacré champion de France en 2012. Après onze ans chez les pros dans son club formateur, le gardien a tenté sa chance à Nancy en Ligue 2 lors de la saison 2017-2018. Si tout ne s’est pas passé comme prévu, le club lorrain résiliant même son contrat en novembre 2018, l’ancien pensionnaire de l’INF Clairefontaine y aura aussi vécu quelques moments marquants.

"Quand je jouais à Nancy, je dormais souvent à Paris, pour être au plus près de ma famille. Je prenais le train à 6h09 le matin. J’arrivais à Nancy à 8h30, je m’entraînais à 9h15-9h30, je repartais avec le 12h24 et j’étais à Paris vers 14 heures, a ainsi raconté celui qui a pris sa retraite en 2019 dans un entretien accordé au journal L’Equipe. Je ne sais s’ils étaient au courant du club, mais j’étais toujours très pressé après l’entraînement. Un jour le TGV est en panne."

"Prête-moi ta voiture s’il te plaît"

Forcément inquiet à l’idée de rater la session avec l’ASNL, où ses relations étaient déjà assez fraîches avec le staff, Geoffrey Jourdren s’est démené pour trouver une solution et rallier le centre d’entraînement nancéien avant l’heure fatidique.

"Je me dis: 'Qu’est-ce que je fais, je suis mort, ils vont me virer'. Je sors du train, pas de taxi pour m’emmener. Rien, a poursuivi celui qui a entamé sa reconversion comme entraîneur du côté de Montpellier. Alors je rentre dans un bar et coup de chance, un mec me reconnait. Je vais le voir et je lui dis: 'Prête-moi ta voiture s’il te plaît, j’ai entraînement. Tu me connais, je te la rends après, t’inquiète.' Il m’a prêté sa voiture, je suis allé m’entraîner et lui ai rendue vers 14-15 heures."

Jean-Guy Lebreton Journaliste RMC Sport