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Ligue des champions: L'OL et les quarts de finale, un bilan négatif mais des histoires marquantes

Samedi prochain, au Portugal, l'OL disputera le cinquième quart de finale de Ligue des champions de son histoire. Jusque-là, il n'a atteint le dernier carré qu'une seule fois. Retour sur quatre quarts et autant de petites histoires.

Ils avaient oublié à quoi ressemblait un quart de finale européen. Sur un format inédit, dès mercredi prochain au Portugal, les Lyonnais vont de nouveau retrouver le top 8 européen. La défaite 2-1 à Turin vendredi soir, couplée à la victoire à l’aller à Gerland (1-0), a envoyé l’OL en quart de finale pour la cinquième fois de son histoire après 2004, 2005, 2006 et 2010. Dix ans que les Lyonnais n’avaient pas connu ce rendez-vous: à l’époque, ils avaient déjà éliminé Cristiano Ronaldo en huitième de finale, lorsqu’il portait les couleurs du Real Madrid (1-0 à l’aller, 1-1 au retour). Si l’OL a disputé quatre quarts, il n’a en revanche rejoint le dernier carré une seule fois. A Lisbonne, il faudra passer sur le corps et le jeu léché de Manchester City pour y retourner (samedi 15 août, 21 h).

2004 : le futur vainqueur était trop fort

L’Olympique lyonnais, sorti premier de son groupe devant le Bayern Munich et vainqueur sans trembler de la Real Sociedad en huitième, s’avance en quart de finale le moral gonflé à bloc. Il tombe pourtant sur un os, drivé par José Mourinho. Porto, futur vainqueur de la compétition après une finale maîtrisée face à Monaco, prend un net avantage dès le match aller (2-0). Deco et Ricardo Carvalho, à chaque fois sur un service du Sud-Africain Benny McCarthy, sont les buteurs. L’actuel directeur sportif de l’OL, Juninho, avait d’ailleurs été remplacé dès la pause.

Au retour, à Gerland, les Lyonnais sont douchés d’entrée par un but de Maniche. Ils doivent désormais marquer quatre fois pour se qualifier. Ils reviendront dans le match grâce à Peggy Luyindula, mais les Portugais sont trop forts. Maniche redonne l’avantage aux siens, Edmilson est expulsé dans le dernier quart d’heure et Elber égalise à la 90e simplement pour la forme. L’OL est éliminé pour le premier quart de finale de son histoire. Mais il reviendra très vite à ce niveau.

2005 : le souvenir du penalty (non sifflé) sur Nilmar

Une nouvelle fois premier de son groupe, cette fois devant Manchester United, le champion de France étrille le Werder Brême en huitième (3-0, 7-2). Mais en quart, l’aventure prend fin au bout d’une séance de tirs au but face au PSV Eindhoven. 1-1 à l’aller, le même score au retour, une prolongation sans but et une séance de penalties frustrante. Michael Essien et Eric Abidal voient leur tir arrêté par Heurelho Gomes. Les Lyonnais s’inclinent 4-2 lors des tirs au but et laissent les Hollandais aller affronter l’AC Milan en demi-finale.

Mais c’est bien sûr une autre anecdote qui revient en mémoire au moment d’évoquer ce 13 avril 2005. Y avait-il penalty sur Nilmar ? Quatorze ans après, cette question hante encore l’esprit des supporters lyonnais. Après 99 minutes et huit secondes de jeu, l’attaquant brésilien Nilmar est fauché en pleine course par Gomes dans la surface de réparation. L’arbitre ne bronche pas et déclenche la colère des Lyonnais. Colère, qui n’a pas désenflé des années après…

2006 : le grand regret de Gérard Houiller

Pas une défaite en phase de poules malgré la présence du Real Madrid, une revanche prise en huitième face au PSV Eindhoven (1-0, 4-0) mais une nouvelle désillusion en quart de finale. Après un nul à Gerland (0-0), les partenaires de Juninho vont défier le grand Milan AC à San Siro. Mahamadou Diarra répond en première période à Filipo Inzaghi (1-1) et l’OL s’avance gentiment vers le dernier carré à la faveur du but à l’extérieur qui compte double en cas d’égalité.

Mais en trois minutes, la cage de Grégory Coupet va être percée à deux reprises (88e, 90e). Inzaghi et Shevchenko viennent mettre à terre l’OL. Sur Infosport, en 2015, l’entraîneur Gérard Houiller parlera de ce quart de finale comme l’un des plus grands regrets de sa carrière : "On aurait pu remporter la Ligue des champions en 2006 avec l’Olympique Lyonnais parce qu'on avait une bonne équipe. Ça s'est joué sur des détails à Milan."

2010 : la seule demi-finale de l’OL

Après trois échecs en quart, la saison 2009-2010 est la bonne pour l’OL. Le Real Madrid de Cristiano Ronaldo tombe en huitième de finale et c’est un duel franco-français qui est proposé aux Rhodaniens au tour suivant. Le champion de France bordelais a réussi une belle campagne en Ligue des champions et se retrouve face à l’OL. Plus expérimenté sur la scène continentale, les partenaires d’un Hugo Lloris impressionnant dans sa cage prennent une grosse option sur la qualification à l’issue du match aller. Lisandro Lopez à deux reprises et Michel Bastos (contre un but de Maroune Chamakh) ont fait le plus dur et l’OL s’impose 3-1.

Le retour, à Chaban-Delmas sera quand même plein de suspense: Bordeaux ouvre le score juste avant la pause par Chamakh et se retrouve à un but de la qualification. Mais ce but ne viendra jamais. La faute, encore une fois, à un excellent Lloris, qui sort notamment une tête de Wendel à la 86e. Lyon pouvait enfin goûter au dernier carré de la plus grande des compétitions européennes.

ThP