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Manchester City-PSG: possession, gestion des temps faibles.. comment l'OL avait gagné en 2018

En 2018, l’OL avait réussi l’exploit de s’imposer sur le terrain de Manchester City (1-2) en Ligue des champions. Ce n’était pas le même contexte mais les acteurs de l’époque ont quelques conseils pour le PSG avant la demi-finale retour, ce mardi soir (21h, sur RMC Sport 1).

En s’imposant sur le même score, le PSG arracherait une prolongation, ce mardi. Gagner sur le terrain de Manchester City, Lyon l’a déjà fait le 19 septembre 2018 (1-2) en phase de poule). Un peu moins de trois ans plus tard, Paris se retrouve dans l’obligation de marquer au moins deux buts à l’Etihad Stadium après sa défaite à domicile à l’aller (1-2). Dans un contexte différent puisqu’une finale est en jeu alors qu’en 2018, l’OL disputait son premier match de poule dans le nord de l’Angleterre.

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Fekir "recup the ball" très haut et marque

Les Lyonnais avaient profité au maximum de chaque erreur adverse: Maxwell Cornet (26e) avait ouvert le score après un raté de Fabian Delph. Nabil Fekir (43e) avait fait le break sur un ballon récupéré très haut après un relais en une touche avec Memphis Depay avant de décrocher une frappe imparable du gauche. "I recup the ball", avait analysé l’international français dans son interview d’après-match en anglais passée à la postérité.

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"City est une équipe qui aime le ballon, se souvient le défenseur Jérémy Morel, remplaçant ce soir-là et désormais à Lorient. Il fallait être prêt à souffrir, à faire des courses à haute intensité. Il fallait décupler ses forces pour réaliser une performance là-bas et être très costauds au milieu de terrain. On avait fait un très gros match offensif mais aussi défensif où nous avions été très performants dans les transitions."

Un milieu très technique et du jeu

Sur le banc de l’OL ce jour-là, Bruno Genesio en garde l’un des meilleurs souvenirs de sa carrière. Il se souvient du plan concocté. "On avait bâti une équipe pour jouer avec un milieu très technique avec Diop, Ndombélé et Fekir, détaille l’actuel entraîneur de Rennes. On avait pris le parti de ne pas trop subir même si vous êtes parfois obligé de subir contre cette équipe. On voulait jouer le plus possible, repartir, sortir le ballon, avoir des temps de possession parce qu’on savait que c’est ce qu’ils aiment moins. Il fallait être prêt au défi physique qu’ils vous imposent par leur grande possession de balle où ils vous font énormément courir et vous fatigue physiquement et mentalement."

Maxwell Cornet face à Manchester City
Maxwell Cornet face à Manchester City © ICON Sport

Pour le technicien, l’une des clés du match sera la gestion des faibles. C’est, selon lui, sur ce point que son équipe avait quitté l’Etihad en vainqueur mais aussi là où Paris a péché lors de la première manche. "A l’aller, City a eu du mal en première période mais a mieux géré cette difficulté que ce que Paris a fait en deuxième mi-temps, juge-t-il. C’est ce qui a fait la différence. Une équipe a su faire front dans la difficulté en première mi-temps, Manchester City. Paris a été très fort en première mi-temps mais, dans la difficulté, elle s’est un peu liquéfiée."

"Les Parisiens ont les atouts pour le faire", juge Morel

Contraints de marquer au moins deux fois, les Parisiens devront retrouver l’alliage qui a si bien fonctionné lors de leurs 45 premières minutes au Parc: tenir le ballon, jouer haut et ne pas subir le jeu adverse. Sans se jeter à corps perdu dans la quête de la récupération. "Ce sont des joueurs dont le ballon ne brûle pas les pieds même quand on va les presser", image Morel.

"Ils (les Parisiens, ndlr) ont les atouts pour le faire, embraie l’ancien défenseur marseillais. Il ne faut pas faire que défendre. A force de faire tourner, elles finissent aussi par trouver les failles et les intervalles. Paris a aussi les armes pour embêter City. Ils l’ont montré en 8es et en quarts qu’ils pouvaient faire de très gros matchs. Il va falloir sortir une grosse performance."

Lyon l’avait réussie et avait même frôlé le 3-0 mais Depay avait trouvé le poteau en deuxième période. La défense lyonnaise avait finalement cédé sur une frappe de Bernardo Silva avant que Sergio Agüero ne fasse parcourir un dernier frisson avec une frappe sur la barre. "Ça a été une performance de très haut vol mais pour battre City, il faut au minimum ça", conclut Morel. Neymar et consorts ont déjà prévenu qu’ils étaient remontés.

NC avec Xavier Grimault