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PSG: Cavani révèle avoir entamé une thérapie après la remontada contre le Barça

Dans une interview au site espagnol Relevo, Edinson Cavani a souligné l’importance du suivi psychologique chez les joueurs. Il confie avoir suivi sa première thérapie après la traumatisante remontada subie par le PSG contre le Barça en 2017 (6-1) en Ligue des champions.

A 35 ans, Edinson Cavani découvre un nouveau championnat - la Liga - avec le FC Valence qu’il a rejoint cet été. L’Uruguayen a disputé deux rencontres sans avoir encore trouvé le chemin des filets. Ce sera peut-être pour samedi lors du déplacement à Osasuna (8e journée) mais l’ancien joueur a trop d’expérience pour se montrer impatient. Dans une interview au site espagnol Relevo, il confie aussi avoir entrepris un travail sur lui-même depuis de nombreuses années pour l’aider à prendre du recul sur ses performances et de la distance avec le très oppressant monde du football.

"Je suis en thérapie depuis de nombreuses années, confie-t-il. Nous avons grandi dans une génération avec ces parents qui vous disent de ne pas pleurer, que vous ne pouvez pas vous détendre ou exprimer vos émotions. Comme vous ne pouvez pas montrer de faiblesse, vous êtes élevé avec une coquille qui vous fait penser que vous êtes plus fort que tout le monde. Il y a des gens très compétents, mais à la fin ils finissent par tomber. Tu n'es pas un super-héros, celui qui peut tout gérer, aider la famille, marquer tous les dimanches... Mais parfois on ne s'écoute pas. Pourquoi cela m'arrive-t-il? Pour cela il y a des professionnels. Ma théorie est que nous avons tous besoin de tout le monde, la vie est une roue. C'est un mensonge de se battre pour être toujours le meilleur. Il y aura toujours quelqu'un au-dessus de vous, qui a ou en sait plus que vous, qui est plus beau que vous, etc. Compte tenu de l'importance de l'aspect mental et émotionnel dans le football, il est frappant qu'il existe encore un préjugé à l'encontre d'aller chez le psychologue..."

Il souligne d’autant plus l’importance de ce suivi pour contrer les avis fusant de toutes parts. "Sur les réseaux sociaux, c'est comme si votre valeur était estimée en fonction de ce que vous semblez être ou selon ce que vous avez, dénonce l'Uruguayen. C'est pour ça qu’il en faut de plus en plus (de suivi). Et il n'y a pas de combat pour s'améliorer et grandir. Nous avons perdu beaucoup de temps pour des choses qui n'ont pas d'importance. Le football devient de plus en plus médiatique et influent dans la vie des autres. Mais la santé mentale est fondamentale et dans le football elle fait défaut."

"Bien que ce ne soit que du football, cela touche d'autres parties de votre personne, avec des symptômes d'anxiété, des sueurs froides"

"El Matador" a eu le déclic de débuter un suivi psychologique en 2017 après la remontada subie par le PSG contre le FC Barcelone (6-1) en 8e de finale retour de la Ligue des champions (après une victoire 4-0 à l’aller). "La première fois que j'y suis allé (chez un thérapeute), c'était après le match retour du Barça contre le PSG, révèle-t-il. Ça m'a beaucoup touché et il y a des choses qui te surchargent. En cinq minutes, tout ce que nous faisions a changé. C'est un si gros coup, que vous ne pouvez pas contrôler et, bien que ce ne soit que du football, cela touche d'autres parties de votre personne, avec des symptômes d'anxiété, des sueurs froides. J’ai eu des vertiges en m'endormant et j'avais déjà peur de m'endormir... Je me suis demandé: 'est-ce que j'ai un problème dans la tête?'. Je suis allé voir le médecin du PSG, que j'adore, et il m'a dit: 'ce qui t'arrive, arrive à beaucoup de gens dans différents domaines'. J'ai réalisé que je n'étais pas un super-héros."

NC