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Salary cap, transferts plafonnés... Les pistes de la FIFA pour sauver le football mondial de la crise

Fermement opposée au projet de Super League aux côtés de l'UEFA, la FIFA souhaite tout de même réfléchir aux réformes qui pourraient ranimer l'intérêt pour le football mondial. C'est ce qu'explique Gianni Infantino, président de l'instance, dans un entretien publié mardi matin dans L'Équipe.

Lors des trois jours qui ont secoué le football mondial, à la suite de la création puis de la dissolution de la Super League entre le 18 et le 21 avril, Gianni Infantino était apparu en retrait, soutenant surtout Aleksandr Ceferin dans sa lutte contre les douze clubs dissidents. Le président de la FIFA avait notamment soutenu son collègue de l'UEFA, en confirmant à demi-mots les sanctions qui pourraient être prises à l'encontre des clubs et joueurs concernés.

Dans un entretien réalisé par mails avec L'Équipe et publié ce mardi, Infantino reprend les rênes. Outre le fait de freiner sur les sanctions à appliquer à l'encontre des douze équipes à l'origine de la Super League, le président de la FIFA évoque longuement les nouvelles pistes de réforme du football mondial, afin de favoriser "la stabilité économique du système mais aussi l'équilibre compétitif".

Une refonte du fair-play financier?

"Discutons sérieusement de l'introduction de plafonds salariaux, de plafonds sur les indemnités de transfert, ou encore de plafonds sur les commissions versées aux agents", propose Infantino. Alors que le football mondial et les plus grands clubs traversent une période d'instabilité due à la pandémie, le dirigeant suisse soutient notamment "qu'il est temps de revoir le règlement du fair-play financier et de trouver de meilleures formules pour l'avenir".

En termes de jeu, loin d'être sourd aux menaces de désintérêt des jeunes pour le football brandies par Florentino Pérez et Andrea Agnelli, le dirigeant de la FIFA semble plus que jamais ouvert à la discussion et appelle à des débats plus larges. Une manière selon lui d'éviter de nouvelles divisions et la renaissance du projet de Super League, que l'UEFA avait jusque-là évité en concédant plusieurs réformes de la Ligue des champions.

Un nombre de joueurs limités par équipe, moins de matchs à disputer...

"Discutons aussi d'une limitation du nombre de joueurs par équipe, ainsi que de l'obligation d'avoir un certain nombre de joueurs formés localement ou encore du nombre maximum de matchs que les meilleurs peuvent disputer par saison", présente Infantino. Le président de la FIFA, qui confirme tous les espoirs qu'il porte pour sa toute nouvelle Coupe du monde des clubs qui débutera en 2022, souhaite également évoquer le format de certaines compétitions, alors que la Ligue 1 envisage de passer à 18 clubs. "Au niveau national, moins d'équipes et des play-offs, par exemple, pourraient rendre les compétitions plus passionnantes", assure-t-il à L'Équipe.

Une réflexion élargie aux compétitions internationales. Infantino explique que les propositions d'Arsène Wenger de faire jouer les Coupes du monde et les Euros tous les deux ans seront étudiées de près, tout comme la réforme du hors-jeu proposée par l'ancien entraîneur d'Arsenal. Plus que jamais, après la crise de la Super League, l'heure est désormais aux discussions entre dirigeants du football mondial pour tenter de donner un second souffle à l'intérêt porté à ce sport.

DM