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Super League: le patron du Bayern fait un pas vers Florentino Perez et appelle au dialogue

Pourtant farouchement opposé à la Super League, Karl-Heinz Rummenigge, le patron du Bayern Munich, veut faire preuve de sagesse pour renouer le dialogue avec les 12 clubs dissidents. Il appelle au dialogue, dans un entretien à l'Equipe.

Même s’il a passé trente ans au sein du directoire du Bayern Munich, Karl-Heinz Rummenigge n’avait jamais vécu une semaine aussi agitée. "Je dois reconnaître que jamais je n'aurais cru vivre une semaine aussi incroyable avec autant de rebondissements", a confié ce jeudi le patron du club bavarois à L’Equipe.

Farouchement opposé à la Super League, Karl-Heinz Rummenigge se félicite du refus des clubs allemands et français de participer à cette ligue semi-fermée, dont le projet est désormais en "stand-by" de l'aveu même de son président Florentino Perez. Le Bayern, Dortmund et le PSG avaient été approchés. "Main dans la main, la France et l'Allemagne se sont unies pour soutenir le système actuel du football de clubs européen", dit-il encore dans L’Equipe.

"Tous les dirigeants sont très déçus par Andrea Agnelli"

Malgré son profond désaccord avec le projet notamment porté par le président du Real Florentino Perez et le président de la Juve Andrea Agnelli, il veut faire preuve de sagesse et appelle au dialogue. "Avec Florentino Pérez, j'ai jusque-là toujours eu d'excellents rapports, précise Rummenigge. Il ne faut pas oublier qu'il est le président du club le plus connu au monde. Aleksander Ceferin, le président de l'UEFA, vient de demander de reconstruire une bonne relation entre tous les clubs et d'aller de l'avant. Ce sont des termes que je partage totalement et dans ce chaos, il faut prôner la sagesse. J'espère simplement que Florentino l'entendra de cette oreille."

"Tous les dirigeants de club sont logiquement très déçus par Andrea et son attitude ces derniers jours. Mais je suis un farouche partisan du dialogue. J'estime que c'est important que les douze clubs en question aient reconnu avoir commis une grosse erreur aussi rapidement. Ce qui est encore plus important à mes yeux, c'est qu'ils l'ont presque tous corrigée", a développé Karl-Heinz Rummenigge.

"Je vois l'attitude et le changement brutal de cap de tous ces clubs comme un appel au secours, une sorte de message de détresse, surtout concernant les clubs du sud de l'Europe où j'y vois un lien entre les difficultés financières qu'ils traversent et les conséquences de la pandémie", a-t-il également déclaré.

LL