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UEFA: Rummenigge, président du Bayern, à la tête du comité exécutif

Karl-Heinz Rummenigge, président du Bayern Munich, a été nommé à la tête du comité exécutif de l'UEFA. Il remplace Andrea Agnelli, parti fonder la Super League, et laisse ainsi penser que le club allemand ne fera pas partie du projet.

L'information, sortie par le New York Times, confirme ce qu'on pressentait déjà: le Bayern Munich ne devrait pas être du projet de Super League et pourrait même devenir l'un de ses principaux adversaires. Karl-Heinz Rummenigge, le président du club bavarois, a en effet été nommé à la tête du comité exécutif de l'UEFA ce lundi, en remplacement d'Andrea Agnelli, parti initier la Super League avec la Juventus de Turin.

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Les fondateurs voulaient convaincre le Bayern

Si le Bayern ne faisait pas partie de la liste des douze clubs fondateurs révélés dimanche, les organisateurs de la Super League espéraient quand même convaincre le géant allemand qui est l'écurie historique dont l'absence nuit le plus à la pérennité du projet. Aucun club allemand, ni français, n'est pour l'instant inclus dans la Super League, même si elle voudrait attirer deux clubs de Ligue 1 "au minimum" chaque année.

Avec cet acte fort de la part de son président, et même si l'on attend toujours une prise de position officielle du club, le Bayern Munich se pose en meneur de la gronde anti-Super League, aux côtés de l'UEFA et du Paris Saint-Germain, qui a refusé de participer à la Super League. Symboliquement, il s'agit des deux clubs finalistes de la dernière Ligue des champions.

Le soutien de Dortmund et Leipzig

Plus tôt dans la journée, deux autres clubs allemands de premier plan, le Borussia Dortmund et le RB Leipzig, avaient apporté leur soutien à l'ECA, l'Association européenne des clubs , qui veut la "mise en place de la réforme de la Ligue des champions". Dans le communiqué, Hans-Joachim Watzke, le patron du Borussia, affirmait que "le Bayern et Dortmund avaient un point de vue 100% identique sur ce sujet". Porto en a aussi fait de même.

Une position qui avait été confirmée par Hans-Dieter Flick, le coach munichois. "En ce moment, j’ai d’autres problèmes. Je ne connais pas tous les détails (de la Super League), mais je soutiens la déclaration du club et la compétition de la Ligue des champions, a déclaré à Sky Sport celui qui devrait quitter la Bavière en fin de saison. Je suis derrière la Ligue des champions. Une Super League ne serait pas bonne pour le football européen."

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La Super League

Par Corentin Parbaud