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Mourinho-Guardiola, pourquoi c'était mieux avant

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Le derby de Manchester ce jeudi soir (21h) sera aussi l’occasion de retrouver face-à-face Jose Mourinho et Pep Guardiola. La rivalité entre les hommes, qui a enflammé le foot européen des années 2010, a perdu de sa superbe.

La fièvre est tombée

Leur ardeur latine aurait-elle succombé au crachin de Manchester ? Ou à la force de l’habitude ? Il est loin le temps des Barça-Real brûlants des années 2010. Pep Guardiola et Jose Mourinho se sont affrontés à 17 reprises (l’Espagnol mène 9 victoires à 3 pour 5 matchs nuls). Ce soir sur les bancs de l’Ethiad Stadium, quel que soit le résultat, la poignée de main devrait être correcte. Lorsqu’il évoque sa relation actuelle avec Jose, Pep déclare ainsi: "Nous sommes simplement voisins. Notre relation est bonne". Avant, le scenario était plus incertain.

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Des matchs de légende

Avant, lorsqu’ils s’asseyaient sur des bancs à quelques mètres de distance, on savait qu’il allait se passer des trucs. Vraiment. Sur le terrain d’abord. On se souvient de cette incroyable demi-finale retour de Ligue des champions en 2010 entre l’Inter de Jose et le Barça de Pep, perdue 1-0 par les Italiens, cependant qualifiés sur l’ensemble des deux matchs. Eto’o avait joué arrière droit. Mourinho avait parlé d’une défaite de sang, la plus belle de sa vie. L’année suivant, le premier clasico entre les deux hommes s’était soldé pour un 5-0 en faveur des Catalans. Une leçon tactique, ornée d’une démonstration de Lionel Messi. Il y eu aussi ce match de Supercoupe d’Espagne, remporté 3-2 par le Barça, ponctué de sept cartons jaunes, trois rouges.

Des dérapages physiques

Lors de ce fameux match de Supercoupe aux dix cartons disputé au Camp Nou, la folie du terrain se propage aux bancs de touche. On se chauffe de part et d’autre. Lors d’une échauffourée entre les deux staffs, Mourinho met un doigt dans l’œil de Tito Vilanova, le fidèle adjoint de Guardiola. Plus tard, Mourinho feindra ne pas connaître le coach adjoint renommé "Pito".

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Même Guardiola craquait

Avant, les punchlines fusaient. Le "Mou" n’avait pas peur de balancer: "Lionel Messi a permis au Barça de devenir grand, pas Pep Guardiola.". Il parlait de "honte" après un énième scandale d’arbitrage favorable au Barça. Resté également dans l’histoire, ce craquage du si maître de lui-même Pep Guardiola, au milieu d’une série de quatre clasicos en moins de trois semaines lors de la saison 2010-2011. En conférence de presse à Santiago Bernabeu, à la veille d’une demi-finale aller de Ligues des champions, l’Espagnol, excédé par le climat délétère, lâche à propos de son rival: "En dehors du terrain, il a déjà gagné. Il gagne toute la saison. Qu’on lui donne une Ligue des champions pour ça. Il pourra en profiter, la ramener à la maison. Dans cette pièce, c’est le putain de chef, le putain de patron, celui qui sait tout mieux que tout le monde." Le lendemain, Barcelone s’imposait (2-0).

Avant, ils jouaient les premiers rôles

S’ils restent à la tête d’énormes écuries européennes, Mourinho et Guardiola, quatre Ligues des champions à eux deux, ne dominent plus l’Europe. Ils sont même dépassés sur la scène domestique pour en être réduits à batailler pour 4e place de Premier League. Antonio Conte, Jürgen Klopp ou encore Mauricio Pochettino boxent désormais dans la même cour. Redevenu "humains" par leurs résultats, Jose et Pep ont perdu de leur parfum d’exception.

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S.R