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AS Roma: "Je ne suis pas un connard", lâche Mourinho avant le choc face à Naples

À la veille de recevoir un Napoli intraitable en Serie A, José Mourinho s’est défendu en conférence de presse, deux jours après la claque reçue en Europa Conference League de la part des Norvégiens de Bodo Glimt (6-1).

"Je préfère perdre ce match 6-1 que six matchs 1-0, mais ne l’oublions pas": avant d’affronter Naples, solide leader du championnat avec huit victoires en huit matchs et trois petits buts encaissés, l’entraineur de l’AS Rome José Mourinho préfère relativiser l’humiliation reçue en Norvège jeudi soir par Bodo Glimt.

"Je ne pensais pas à une telle catastrophe, mais la responsabilité reste la mienne, concède le coach portugais en conférence de presse ce samedi. Je l'ai fait par peur des blessures, avec le terrain synthétique, et parce que je n'ai pas deux joueurs pour chaque poste. J'ai mal agi, et la responsabilité est la mienne." Jeudi, les Romanista s’étaient présentés avec une équipe remaniée et très rajeunie.

"Mourinho accepte la situation et la comprend"

José Mourinho a ensuite tenté de défendre à nouveau sa direction: "Le propriétaire a dépensé beaucoup d'argent pour bien faire. L’argent a été dépensé pour créer des conditions pour un projet qui a besoin de temps. Quand quelqu'un dit que Mourinho n'est pas heureux, c’est un mensonge qui ne pourrait pas être plus grand."

Avant d’ajouter, s'exprimant à la troisième personne, en réponse à une question pour savoir s’il souhaitait améliorer la qualité de son effectif: "Oui mais Mourinho n'est pas un connard et a du respect pour Friedkin (le propriétaire) et Tiago Pinto (le directeur général). Mourinho accepte la situation et la comprend."

"Quand on viellit, on a moins de filtres"

"Je respecte les Friedkin. Tout le monde, et les fans de la Roma aussi, doivent croire au travail des propriétaires et de Tiago, insiste-t-il. Quand on vieillit, on a moins de filtres. Et si la direction pense pouvoir m'aider avec plus (de dépenses) à l’été, merci. Sur notre banc demain, il n'y aura pas de joueurs mais des garçons de 16, 17 et 19 ans".

C’est dans ce contexte lourd que la Louve, quatrième de Serie A avec déjà neuf longueurs de retard sur Naples, accueille le leader du championnat dans un choc qui pourrait coûter cher dans la lutte pour les places européennes. José Mourinho est attendu au tournant, tant pour laver l’affront que pour stopper l’invincible armada napolitaine.

JAu