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JO 2021 (judo): célébrés au Trocadéro, Agbégnénou et Riner pensent déjà à Paris 2024

Clarisse Agbégnénou, Teddy Riner et toute l’équipe de France de judo ont été célébrés par une foule de supporters réunie ce lundi à Paris. L’occasion pour les médaillés olympiques de Tokyo de se projeter avec envie vers les Jeux 2024.

A peine rentrés de Tokyo, avec deux médailles chacun autour du cou, Clarisse Agbégnénou et Teddy Riner sont déjà tournés vers les Jeux olympiques 2024, qui auront lieu à Paris. Pour un dernier grand frisson à domicile. "Je n'arrête pas encore", s'est exclamé le colosse de 32 ans, ce lundi, devant une foule réunie dans une fan-zone installée sur la place du Trocadéro, pour célébrer les nombreuses médailles glanées par la délégation française de judo.

"On s'est trop battu pour aller chercher cette candidature Paris 2024. On a les Jeux et je compte bien en profiter et vivre ces Jeux pleinement, a ajouté le quintuple médaillé olympique. Pour l’instant, je n’ai pas trop envie d’y penser parce que je veux fêter ces belles médailles". En métropole et en Guadeloupe, où sa famille l’attend.

Teddy Riner mettra ensuite les prochaines semaines à profit pour soigner sa blessure au genou, qui a largement perturbé sa préparation à Tokyo: "Je vais prendre le temps de bien panser mes blessures, de bien récupérer. Ensuite, on mettra le cap pour bien préparer Paris 2024. Finir à la maison, gagner, remporter une médaille, je crois que ça n’a pas de prix. Je vais faire tout ce qu’il faut pour être là en 2024."

"Une médaille d’or à aller chercher à Paris"

Les autres judokas médaillés au Japon étaient à ses côtés, devant plus d'un millier de personnes donnant de la voix pour célébrer la moisson réalisée par les Français. Et particulièrement la victoire par équipe conquise samedi face aux Japonais. Comme Teddy Riner, Clarisse Agbégnénou a aussi joué les chauffeuses de foule, après ses deux titres olympiques. A 28 ans, celle qui était porte-drapeau de la délégation française va également défendre les couleurs de la France, à domicile, en 2024. "J'espère qu'on va continuer comme ça longtemps, on a une médaille d'or à aller chercher à Paris", a-t-elle lancé, émue, aux autres membres de l'équipe.

Après avoir fait reprendre leur cri de guerre au public présent, ils ont entonné une Marseillaise puissante, tranchant avec la compétition japonaise disputée à huis clos. Les judokas n'étaient pas les seuls à être mis à l'honneur au Trocadéro en ce début de semaine. Avant eux, les escrimeuses, vice-championnes olympiques de sabre, les véliplanchistes Charline Picon et Thomas Goyard, en argent à Tokyo, mais aussi l'équipe de triathlon mixte, médaillée de bronze, ont défilé sur scène, faisant monter la température avec la Tour Eiffel en toile de fond.

"Ces trois années vont passer très vite"

Le lieu était idéal pour aborder le sujet des Jeux de 2024 avec une équipe de France de judo qui s'y voit déjà: les épreuves de cette discipline auront lieu sur le Champ de Mars, en contrebas, dans un Grand palais éphémère. Si Romane Dicko pense d'abord aux "vacances" qu'elle va s'offrir après sa médaille d'argent obtenue en +78 kg (en plus de l'or par équipe), d'autres se voient déjà trois ans plus tard.

"Ces trois années qui nous séparent des Jeux de Paris vont passer très vite, j'ai hâte d'en découdre", se réjouit Amandine Buchard, vice-championne olympique des -52 kg, qui confesse faire pression sur Teddy Riner et sa grande amie Clarisse Agbegnenou pour qu'ils soient de l'aventure dans trois ans. "Bien sûr qu'on a besoin d'eux pour 2024. C'est des légendes!", s'enthousiasme-t-elle. Selon Dicko, les choses se feront naturellement: "Il n'y a pas besoin de les pousser. Ils ont envie de ramener un nouveau titre, d'autant plus à la maison."

AJ avec AFP et SG