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Chelsea: comment Giroud a travaillé son art du retourné à Montpellier

Au lendemain de son magnifique but inscrit en Ligue des champions avec Chelsea face à l'Atlético de Madrid, Olivier Giroud a participé ce mercredi à l’émission Top of the Foot, délocalisée exceptionnellement à Montpellier. L’occasion pour le champion du monde de partager ses souvenirs du MHSC, où il s’est notamment perfectionné dans l’art du retourné acrobatique.

Son but est en train de faire le tour du monde. Souvent critiqué, parfois moqué, Olivier Giroud a une nouvelle fois répondu à ses détracteurs en inscrivant mardi un but magnifique lors du huitième de finale aller de Ligue des champions entre l’Atlético de Madrid et Chelsea (0-1), à Bucarest. Alors que les deux équipes semblaient se diriger vers un triste nul, le champion du monde français a trouvé la faille en seconde période d’un retourné acrobatique du gauche validé après de longues minutes par l’arbitrage vidéo. Un geste qu’il adore et qu’il a notamment appris à perfectionner lors de son passage au MHSC entre 2010 et 2012.

C’est ce qu’il a raconté ce mercredi sur RMC dans l’émission Top of the Foot, exceptionnellement délocalisée à Montpellier. "Est-ce que c’est Michel Mézy (conseiller du président Laurent Nicollin, ndlr) qui m’a appris les retournés? C’est tellement vrai! (sourire) J’en parlais avec des potes qui me disaient: ‘Comment ça va le dos, l’ancien? Tu as bientôt 35 ans’. Je leur ai dit : ‘Vous vous foutez de moi? Le nombre de ciseaux que j’ai mis…‘ Lolo (Nicollin) doit le savoir, même s’il n’était pas tout le temps à l’entraînement", a-t-il confié. Certains se souviennent peut-être que lors de la saison 2011-2012, Giroud avait marqué face au PSG sur un sublime retourné acrobatique, qui avait injustement été refusé pour une position de hors-jeu.

"Ça m’a rappelé de vieux souvenirs"

"Les jours avant les matchs, on faisait des toros ou des tennis-ballons, je jouais avec Romain Pitau, Geoffrey Dernis, Cyril Jeunechamp, Grégory Lacombe... Ils m’envoyaient au feu et je ne faisais que des ciseaux! J’adorais ça! C’est un geste que j’affectionne. A la fin des séances j’avais le dos en compote! Ça m’a rappelé de vieux souvenirs", s’est-il remémoré, avant de revenir sur son but inscrit face aux Colchoneros dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. Une inspiration géniale.

"C’est un geste un peu instinctif d’un attaquant, on le voit sur les images. Ma première réaction, c’est d’être un peu déçu parce que Mason (Mount) me gêne, il touche le ballon, alors que je pense que je peux me l’emmener et finir rapidement. Il y a un peu de déception dans ma gestuelle, mais après je vois le ballon qui monte en l’air. Je ne me pose aucune question, j’y vais. C’est un geste que j’ai l’habitude de travailler et que j’affectionne, ça a été naturel. J’ai bien sûr un peu de réussite pour que ça aille se loger au ras du poteau parce que Jan Oblak est un grand gardien par le talent et la taille. Il fallait bien la placer. Je suis content que cette fameuse VAR ait joué en notre faveur", a souligné l'ancien Montpelliérain. Cette saison, il totalise avec son club 11 buts en 22 matchs disputés toutes compétitions confondues.

>> Les podcasts de l'émission Top of the Foot

RR