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La prestation de Carter, le pied de Marques, Machenaud : les tops et flops de Racing-Toulouse (28-14)

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Porté par un fringant Dan Carter, le Racing 92 a remporté le premier gros choc de sa saison, qui l’opposait ce dimanche soir, en clôture de la 3e journée de Top 14, au Stade Toulousain (28-14). Le champion de France se replace sur le podium du championnat, à une longueur de Brive et de La Rochelle.

Dan Carter était intenable

Il a parfois donné l’impression d’être un peu court physiquement. Mais ce n’était qu’une impression. Lorsqu’il a fallu faire le job, il l’a fait. Et très bien même. Alors que son équipe disputait son premier gros choc de la saison, Dan Carter a répondu présent. Une habitude chez le champion du monde néo-zélandais. Si le poteau touché à la 72e a rappelé qu’il était bien un être humain, son pied (13 points) n’a jamais tremblé auparavant pour gonfler la marque pour le Racing. Et c’est lui qui lance l’action amenant au solo côté gauche d’Imhoff (79e). Tout simplement remarquable.

Machenaud avait du jus

Et cela s’est vu. L’international français avait de la tonicité à revendre dimanche. Il en a fait profiter ses partenaires, n’hésitant pas à aller lui-même au mastic et à envoyer du jeu. Tout comme son ouvreur, il aura également été décisif. C’est lui qui met sur orbite Imhoff sur l’essai de la gagne, essai où l’Argentin dépose littéralement Huget (79e). C’est également lui, après un petit numéro de soliste, qui a servi de rampe de lancement au finish de Le Roux (61e), à un moment charnière de la rencontre. Surtout, il a su mettre en lumière ses trois-quarts, avec une mention spéciale pour Laulala, Rokocoko et Imhoff évidemment.

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FLOPS

Le manque de réussite de Marques

Un poteau d’abord (6e), une barre ensuite (47e) et une tentative trop courte (50e) : Samuel Marques n’a pas connu une énorme réussite face aux perches dimanche soir sur la pelouse du Racing, contrastant forcément avec le match énorme réalisé en face par Dan Carter. A l’arrivée, ce sont neuf points qu’a égaré le Stade Toulousain. Trois pénalités qui n’auraient peut-être pas permis aux Rouge et Noir de l’emporter en terre francilienne. Mais ils auraient certainement permis aux hommes d’Ugo Mola d’arracher le bonus défensif.

Pas de revanche pour Toulouse

Le choc de clôture de cette 3e journée n’était autre qu’un remake du barrage de la saison dernière. A l’époque et déjà au stade Yves-du-Manoir, le Racing l’avait emporté (21-16). On espérait donc une revanche de la part des hommes d’Ugo Mola, que l’on pensait sur la bonne voie avec une mêlée conquérante… mais beaucoup trop d’approximations dans le jeu, notamment à la main. Si la remarque vaut pour les deux formations, elle est plus dommageable pour les Rouge et Noir, qui ont explosé en fin de match face à la puissance adverse et aux jambes de feu des trois-quarts franciliens. Il s’agira désormais de rectifier le tir à la maison, où Toulouse reste sur un intéressant 2/2. Le morceau sera encore copieux : il s’agira de Toulon, certainement remonté à bloc après sa défaite contre Brive et la sortie virulente de son président, Mourad Boudjellal.

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