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Le Stade Toulousain "fournisseur officiel de l’équipe de France", ironise Bouilhou

Toulouse est victime de son succès, alors que le XV de France joue actuellement le Tournoi des VI Nations. Après une flambée de cas de coronavirus chez les Bleus depuis le début de la semaine, le Stade Toulousain a laissé partir trois de ses joueurs en sélection. "Préjudiciable", selon l'entraîneur des avants Jean Bouilhou.

Déjà très diminués par la période de doublons en raison du Tournoi des VI Nations, le Stade Toulousain a laissé partir, cette semaine, trois de ses joueurs en plus pour pallier les cas positifs au coronavirus au sein du XV de France, dont le match contre l'Ecosse a été reporté.

Actuellement troisième du Top 14, Toulouse s’apprête à rencontrer le leader La Rochelle samedi avec un groupe diminué... finalement victime de son succès. En conférence de presse ce jeudi, l'entraîneur des avants du Stade Toulousain, Jean Bouilhou, parle de cette situation particulière avec ironie : "Clairement, nous sommes le fournisseur officiel de l’équipe de France", ironise-t-il.

Ces trois départs imprévus affectent logiquement le Stade Toulousain dans la course à la première place du Top 14: "C’est évident. Thomas Ramos, Sélevasio Tolofua et Dorian Aldegheri ont été appelés en renfort dû aux test positifs de certains joueurs en équipe de France. Ce sont encore trois joueurs sur lesquels on comptait cette semaine et ce n’est plus le cas" regrette Jean Bouilhou qui reconnait que "cela nous est préjudiciable. Mais qu’est-ce que vous voulez? C’est comme ça".

Jean Bouilhou: "On subit la situation"

Le membre du staff toulousain dirigé par Ugo Mola tient tout de même à relever l’importance de collaborer avec le XV de France: "On reste quand même derrière cette équipe de France car c’est important que cette équipe gagne. Et on voit que cela rejaillit sur le rugby français."

Jean Bouilhou souhaite alors que le partenariat avec l’équipe de France se fasse dans de meilleures conditions: "J'espère qu’un jour nos dirigeants prendront ce sujet à bras le-corps, vraiment. Mais jusqu’à présent, on fait comme on peut et on subit la situation."

ALR