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Top 14: Pourquoi Azéma avait le droit de signer à Toulon

Info RMC SPORT - La signature de Franck Azéma à Toulon, comme successeur de Patrice Collazo, a provoqué la colère de ses anciens dirigeants à Clermont. Le technicien de 50 ans avait pourtant juridiquement le droit s’engager dans un nouveau club. Quant à la commission juridique de la LNR, à nouveau sollicitée par Clermont jeudi, elle devrait botter en touche pour les indemnités…

Clermont montre les crocs. Sans surprise, le club auvergnat a vivement réagi ce jeudi à la nomination de Franck Azéma à la tête de l’encadrement du RCT. Celui qui a passé onze ans en Auvergne, d’abord comme adjoint puis en tant que manager, a fait ses valises voilà quelques mois. Azéma, remplacé depuis par Jono Gibbes, avait demandé à être libéré de ses deux dernières années de contrat. S’en est suivi un long bras de fer juridique qui n’est donc pas encore terminé. Et, comme on s’y attendait, les dirigeants ont fait part de leur courroux dans un communiqué intitulé "mise au point", une heure vingt seulement après la nomination officielle d’Azéma à Toulon. Le message est clair: Clermont entend toucher des indemnités "suite à cette rupture anticipée et unilatérale de son contrat d'entraîneur".

"La SASP de l’ASM Clermont Auvergne a saisi la Commission Juridique de la Ligue Nationale de Rugby pour confirmer le droit à indemnités du Club, suite à cette rupture anticipée et unilatérale de son contrat d’entraineur, indique le communiqué du club. Elle a par ailleurs demandé à la LNR de se prononcer sur sa faculté d’homologation d’un nouveau contrat d’entraineur/manager professionnel, dans le cas d’un litige financier non réglé avec l’ASM." Selon les informations de RMC Sport, le club auvergnat a en effet sollicité ladite commission juridique, jeudi après-midi, au sujet des deux questions posées dans le communiqué publié un peu plus tôt. Elle doit se réunir "très prochainement". Une fois encore…

Car, toujours selon nos informations, cela a déjà été le cas voilà une dizaine de jours et la décision a été notifiée aux différentes parties en milieu de semaine. Elle aurait en effet clairement stipulé, dans un document d’une dizaine de pages, que Franck Azéma était libre de s’engager dans n’importe quel club. Aucun lien contractuel ne lie en effet le technicien et ses anciens employeurs. Le règlement du solde de tout compte a été fait depuis longtemps… Dans ces conditions, que peut-on attendre du prochain rendez-vous? Pas grand-chose. Plusieurs sources nous ont confirmé que la commission juridique devrait botter en touche en se déclarant incompétente. Il n’est en effet pas de son ressort de déterminer un éventuel montant d’indemnités…

Azéma, lui, est déjà au travail. Sûr de lui. "Je ne me serais pas permis de m’engager à Toulon si je n’étais pas sûr de pouvoir le faire, a confirmé le nouvel homme fort du RCT dans le Super Moscato Show ce vendredi. Je suis libre de m’engager où je veux aujourd’hui. Mon contrat s’est terminé fin juin à Clermont. Ils ont le droit d’avoir leur version. J’ai fait ce qu’il fallait pour le faire dans les règles." Comment l’affaire va-t-elle se conclure? La conciliation a déjà échoué… Tout laisse à penser que les deux parties se retrouveront finalement aux prudhommes à l’avenir. Et rien ne dit, dans ce cas-là, que ça ne soit pas l’ASM qui ne doive verser de l’argent à son ancien manager…

JF.Paturaud