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XV de France: pour Laporte, Jalibert est "la grande satisfaction du Tournoi"

Le président de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte, a fait le bilan du Tournoi des Six Nations des Bleus dans une interview à La Dépêche du Midi. Satisfait du parcours tricolore, il s'est montré élogieux envers Matthieu Jalibert.

Dans une interview donnée lundi à La Dépêche du Midi, Bernard Laporte a fait le tour de l'actualité du XV de France. Le président de la Fédération française de rugby (FFR) s'est montré positif sur le bilan sportif des Bleus. Il a salué la deuxième place obtenue "pour la deuxième fois en deux ans ! C’est l’évolution normale de cette équipe", et les joueurs.

"Il y a des mecs qui me font kiffer ! Matthieu Jalibert, qui est pour moi la grande satisfaction du Tournoi. Il a montré qu’il était très compétitif à ce niveau, il est monté d’un cran clairement. C’est tellement important d’avoir deux joueurs de niveau international au poste d’ouvreur", s'est réjoui Laporte.

Pour rappel, Jalibert a été titularisé en Italie, en Irlande, en Angleterre, avant de laisser sa place à Ntamack sur commotion face au pays de Galles et de devoir déclarer forfait contre l'Écosse vendredi.

Ollivon et Fickou également encensés

Laporte a aussi souligné les progrès de Romain Taofifenua et Swan Rebbadj, avant d'encenser Charles Ollivon et Gaël Fickou. "Comment ne pas parler du capitaine, Charles Ollivon, qui a pris le costume pleinement. Tu sens qu’il inspire le respect à ses partenaires. Surtout, il démontre sur le terrain qu’il est aussi l’un des meilleurs."

Avant d’enchaîner sur le centre parisien : "je vais vous avouer que je suis un peu étonné de son évolution. Il y a trois ou quatre ans, c’était un bon joueur mais il était effacé dans le groupe, timide ou pudique. Là, il s’est aperçu qu’il devait être le grand frère de ce groupe et il joue son rôle à la perfection".

Après cet inventaire sportif pour le moins rare venant d’un président de Fédération, notamment, notamment sur ce bilan individuel, Laporte est revenu sur la polémique de la contamination du staff et de certains joueurs au Covid-19.

Dans ce qui l’a déplu durant la compétition, il y a, selon lui, "la polémique stérile, qui est née pendant dix jours. Je ne trouve pas juste les attaques dont a souffert Fabien Galthié. Positif au Covid, il a fait la une des journaux. Bon, d’une certaine manière, c’est la rançon de la gloire". Avant de justifier la contre-attaque qu'il a lui-même a mené, notamment sur l’antenne de RMC.

Laporte espère aller en Australie pour les tests estivaux

"C’est difficile à affronter et Fabien a dû débaucher beaucoup d’énergie pour lutter contre cela". Seulement, à notre connaissance, le sélectionneur des Bleus est surtout resté silencieux durant cette période, ne venant devant les médias qu’à deux jours du match en Angleterre, comme l’exige le protocole…

Et lorsqu’il a pris la parole, c’était pour affirmer qu’il n’avait pas enfreint le protocole sanitaire. "J’ai tenu à le défendre, poursuit Laporte. Peut-être maladroitement, mais lui devait s’occuper de gérer son équipe et pas de répondre aux critiques. C’était à moi de le faire. Si je suis monté au créneau, c’est que je trouvais que l’on en faisait trop." Chacun jugera. Enfin, concernant l’avenir, Bernard Laporte espère que l’équipe de France pourra voyager en Australie pour y disputer les trois tests prévus en juillet (3, 10 et 17 juillet).

"À ce jour, on doit y aller et j’espère que l’on ira. Ce que je sais, c’est que l’Australie compte sur notre venue, il faudra voir au niveau logistique. Ce qui est impossible, c’est que l’ensemble du groupe puisse arriver 14 jours avant le premier test, comme l’indique le protocole de ce pays. Il y a une finale de Top 14 le 26 juin et le premier test le 3 juillet. Faut-il partir avec un groupe élargi, effectuer un premier test avec ceux dont les clubs auraient été éliminés des phases finales du championnat ? Ce sera compliqué et il faudra que l’on discute de tout cela avec les gens de la Ligue nationale de rugby".

Ce qui ne devrait pas poser de problème à ses dires, notamment avec le nouveau président de la LNR, René Bouscatel. "Avec René, en trois minutes de discussion, nous avons convenu que nous devions travailler ensemble dans l’intérêt du rugby", a-t-il conclu.

Wilfried Templier