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Ski (géant): Pinturault et les Français se ratent encore, inquiétude avant les JO

Alexis Pinturault a pris une décevante 18e place ce lundi lors du deuxième slalom géant disputé à Alta Badia en Italie loin du vainqueur, Marco Odermatt. A un peu plus d’un mois des Jeux olympiques de Pékin (4-20 février 2022), le leader du clan tricolore inquiète.

Cela ne va toujours pas mieux pour les Bleus et leur tête d'affiche Alexis Pinturault. Au lendemain d’un premier géant raté à Alta Badia, les membres de l’équipe de France sont encore passés très loin du podium ce lundi lors du second slalom géant disputé sur la piste italienne.

Meilleur français en bas, Mathieu Faivre se contente de la neuvième place, très loin du vainqueur, le Suisse Marco Odermatt. Pire, les autres skieurs tricolores se sont encore plus troués que le champion du monde en titre de la spécialité. Mal engagé après la première manche, Thibaut Favrot a chuté pendant la seconde. Victor Muffat-Jeandet a terminé 17e juste devant Alexis Pinturault, seulement 18e.

Pinturault va modifier son programme

"Maintenant je suis beaucoup trop loin pour le général ce serait idiot de s'y accrocher, a admis le Français après la course ce lundi. Il va falloir se reconcentrer sur l'essentiel et repasser à un meilleur niveau et prendre du temps pour cela. Du coup, je vais squizzer Bormio je pense. ll faut être réaliste, regarder le classement. Le géant c'est ma discipline la plus forte et je suis pas du tout dans les clous surtout après aujourd'hui... Du coup, il faut se reconcentrer sur l'essentiel."

Pinturault en plein doute

Vainqueur du gros globe de cristal la saison passée, notamment grâce à sa première place en slalom géant, "Pintu" n’y arrive pas cet hiver. Une situation des plus inquiétantes alors qu’il doit constituer le fer de lance des Bleus lors des Jeux olympiques à Pékin du 4 au 20 février 2022. Outre ses performances plus que moyennes sur la piste, Alexis Pinturault accuse le coup psychologiquement et l’a confirmé pendant le week-end en Italie.

"Je me sens étrange depuis le début de la saison. J'ai perdu mes repères au départ, par rapport aux hivers précédents. Je ne me sens pas totalement dans mes bottes quand je suis au départ et cela me dérange un peu. J'ai comme le sentiment d'un manque de fraicheur psychologique et mentale, expliquait l’intéressé dès dimanche et sa 15e place du premier géant d’Alta Badia. On est lancé dans l'hiver et je n'aurai pas le temps de m'oxygéner. Alors je peux toujours aller me mettre au vert pendant un mois et revenir. Sauf que je vais perdre des places et j'aurai un moins bon dossard aux JO. II faut que je trouve des solutions. Le jour des courses on a besoin du tonus de la lucidité de ce punch et de cette détermination, là je ne l'ai pas en course. Je suis moins agressif, moins à l'attaque, et les résultats en découlent."

Deux podiums cet hiver pour la France

Avec un seul podium, une deuxième place sur le géant de Val d’Isère, Alexis Pinturault n’a plus de temps à perdre. Avant le rendez-vous olympique, celui qui rêve d’une première médaille d’or aux JO (après deux breloques en bronze et une en argent à Sotchi et Pyeongchang) va vite devoir se reprendre. Il lui reste sept courses sur les épreuves techniques (slalom et géant) pour retrouver la confiance avant de se rendre en Chine.

Ce n’est pas vraiment mieux pour le reste du ski français. Les féminines ne sont toujours pas montées sur le podium cette saison. Chez les hommes, en plus du sextuple médaille mondial, seul Clément Noël a été capable de grimper sur la boîte avec sa victoire sur le slalom de Val d’Isère. Rien dans les épreuves de vitesse. Avant Pékin, il y a clairement péril en la demeure bleue.

JGL avec Arnaud Souque