RMC Sport

Open d'Australie: début d'audience chaotique pour l'appel de Djokovic

L'audience en appel de Novak Djokovic a débuté dans la nuit de dimanche à lundi en France de manière un peu chaotique en raison de l'affluence mondiale inhabituelle sur les retransmissions en direct et en ligne des débats.

C’est de manière chaotique que l’audience de l’appel de Novak Djokovic a débuté par visio-conférence avec plus de 30 min de retard à 10h30 heure de Melbourne (00h30 en France). Le Serbe n’était pas présent en distanciel, il était représenté par ses avocats du cabinet Hall & Wilcox, en particulier Nick Wood. Le Ministère de l’Intérieur australien, lui, était représenté par Christopher Tran.

KO technique et film pornographique

Si l’audience a démarré avec 30 minutes de retard, c’est à cause d’un problème technique majeur empêchant la diffusion de l’audience. Comme elle était publique, elle devait être accessible au public, une tradition dans les pays de droit anglo-saxon. L’impact mondial de l’audience de Djokovic a eu raison des serveurs de la Cour Fédérale Australienne qui n’ont pas supporté le nombre de connexions. Plusieurs internautes ont même réussi à s’introduire dans la visio-conférence vraisemblablement via un lien teams. Certains ont même activé leurs caméras et ont diffusé un film à caractère pornographique.

A de nombreuses reprises, l’audience a été interrompue pour des problèmes techniques et d’intrusion durant la retransmission. La diffusion a même été stoppée en fin d’audition dont la durée ne pouvait pas excéder deux heures selon l’ordre de convocation du juge.

"Qu’aurait-il pu faire de plus?"

Le cabinet d’avocats qui représente le nonuple vainqueur de l’Open d’Australie, a cherché des failles dans la notification à Djokovic de la décision des services d’immigration de révoquer son visa lors de son arrivée à l’aéroport. A plusieurs reprises, le juge Anthony Kelly a interpellé les avocats du Serbe. Nick Wood, représentant de Djokovic, a insisté sur le fait que Novak Djokovic avait fourni des preuves issues de médecins avant d’embarquer dans l’avion pour Australie mais aussi à son arrivée à l’aéroport de Tullamarine à Melbourne. Ce fut l’un des points majeurs de cette audition. Qui a délivré ces exemptions à la star du tennis? Un point et une préoccupation majeure pour le juge Kelly qui a reconnu que l’exemption vaccinale fournie par Djokovic émanait d’un scientifique éminemment qualifié mais aussi d’un panel d’experts reconnu par l’état de Victoria, où Melbourne se trouve. Le juge Kelly a semblé reconnaître la bonne foi du joueur quand il a interrogé de manière presque affirmative "Qu’aurait-il pu faire de plus?". Une remarque qui a suscité l’approbation évidemment des avocats de Novak Djokovic.

>> Suivez toutes les infos sur l'audience en appel de Djokovic EN DIRECT

Durant les deux heures d’audience, il fut également question de l’arrivée de Djokovic sur le sol australien et de ses échanges avec les gardes-frontières. Nick Wood a affirmé que le Serbe était complètement confus devant l’officier australien lors de son contrôle à l’immigration. Djokovic a recherché à avoir de l’aide devant une situation qu’il ne comprenait pas. De l’aide de son entourage mais aussi d’un avocat qui lui a été refusé alors qu’il était retenu dans une salle de l’aéroport pendant de nombreuses heures. La retransmission de la fin de l’audition du camp Djokovic a ensuite été interrompue.

A 5h du matin en France, ce sera autour du gouvernement fédéral d’exposer ses arguments devant le juge Kelly qui prendra ensuite une décision et répondre à cette question. Le visa de Djokovic pouvait-il être révoqué comme il le fut mercredi dernier. Pour rappel, si Djokovic gagne, le gouvernement australien devrait faire appel et cela maintiendrait le Serbe en centre de rétention au Park Hotel. Si Djokovic est débouté, il pourrait quitter le territoire australien dès lundi soir.

AV