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Open d'Australie: la spectatrice qui a fait des doigts d'honneur à Nadal s'est expliquée

Une spectatrice de l'Open d'Australie s'est fait remarquer jeudi pour avoir insulté et adressé des doigts d'honneur à Rafael Nadal lors de son match du 2e tour. Une radio locale a retrouvé la perturbatrice.

La scène a fait le tour du monde en quelques heures. Jeudi, alors qu'il était en train de disposer de l'Américain Michael Mmoh au deuxième tour de l'Open d'Australie, l'Espagnol Rafael Nadal a été chahuté en plein match par une spectatrice visiblement éméchée, qui lui a même adressé des doigts d'honneur.

Expulsée des tribunes dans la foulée, "Lisa" - un nom d'emprunt - s'est expliquée ce vendredi dans une interview à la radio locale 3AW. Et visiblement, elle ne regrette pas son petit coup d'éclat.

"Je ne suis pas une grande fan de Nadal, a reconnu la spectatrice, originaire de Sydney. Je pense même qu'il est incroyablement chiant avec tous ses TOC. En fait, je me trouvais dans cette tribune parce que j'avais acheté un billet pour voir le match féminin précédent entre Coco Gauff et Elina Svitolina. Et je suis restée ensuite pour regarder l'ennuyeux Nadal."

"Cela montre à quel point ses matchs sont ennuyeux"

Lisa, qui a reconnu avoir bu quelques "bulles" avant la partie, et s'être fait sermonner par sa fille, s'est amusée de cette notoriété soudaine. "Le fait que ces images soient devenues virales montre bien à quel point les matchs de Nadal sont ennuyeux, rajoute-t-elle. Sinon, pourquoi se concentrer autant sur une spectatrice?"

Par ailleurs, la perturbatrice déplore la manière dont la sécurité l'a évacuée. "Je faisais aussi du bruit lors du match d'avant pour encourager Svitolina que j'aime beaucoup, précise-t-elle. Et on ne m'a rien dit. Je suis une fan de tennis. Je fais tous les ans le voyage de Sydney à Melbourne juste pour ça."

D'ailleurs, Lisa a confié avoir également des billets pour les matchs de vendredi et samedi. "Je vais peut-être devoir me déguiser, glisse-t-elle. En tout cas je ne porterai pas les mêmes habits." Malheureusement, c'était avant qu'un nouveau huis clos soit décrété.

Par C.C.