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Open d'Australie: la tendance serait à l'expulsion de Djokovic, une décision attendue jeudi

Le gouvernement australien serait de plus en plus enclin à expulser Novak Djokovic, à quelques jours du début de l'Open d'Australie. Une décision est espérée pour ce jeudi.

Il n'y a encore rien d'officiel, mais les derniers échos sont plus que jamais défavorables à Novak Djokovic. Selon la presse australienne, les chances pour que le champion de tennis serbe puisse disputer l'Open d'Australie ne cessent de se réduire. Le gouvernement pourrait décider ce jeudi 13 janvier de prononcer l'expulsion de la star, en révoquant définitivement son visa, comme l'explique News.com.au.

Le Herald Sun, qui s'appuie sur une source issue de l'exécutif australien, croit savoir que le gouvernement penche clairement pour une expulsion. Un argument politique est notamment avancé: la crainte d'un "dangereux précédent" si Djokovic est finalement autorisé à rester en Australie. Cette même source précise que les autorités préfèrent défendre les intérêts du pays, quitte à essuyer de nombreuses critiques sur la scène internationale.

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L'expulsion pourrait être motivée par les erreurs dans la déclaration d'entrée

Novak Djokovic a admis mercredi avoir commis des "erreurs" dans son comportement après avoir été testé positif au Covid-19 en décembre et en remplissant son formulaire d'entrée en Australie. Sur Instagram, le N.1 mondial de tennis, non vacciné, a indiqué que son équipe avait fourni des informations complémentaires aux autorités australiennes. Le joueur de 34 ans est arrivé à Melbourne le 5 janvier, en se prévalant d'une exemption de vaccination contre le Covid-19 due à un test positif daté du 16 décembre (dont l'autenticité est remise en cause, malgré le démenti formel de l'intéressé).

Refoulé à son arrivée à l'aéroport de Melbourne après l'annulation de son visa, il a été placé dans un centre de rétention en vue de son expulsion mais un juge a statué en sa faveur le 10 janvier et a ordonné sa libération immédiate. Le ministre australien de l'Immigration Alex Hawke a toutefois fait savoir qu'il envisageait d'annuler à nouveau son visa en faisant usage de ses pouvoirs discrétionnaires.

Selon l'avocat Christopher Levingston, spécialiste des questions d'immigration en Australie, le gouvernement a la possibilité de l'annuler à nouveau au motif qu'une infraction pénale a été commise, par exemple en effectuant une fausse déclaration d'entrée.

JA