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GP d’Australie : ce qu’il faut retenir

GP d'Australie : Hamilton devant, les autres derrière

GP d'Australie : Hamilton devant, les autres derrière - AFP

Champion du monde sortant, le Britannique Lewis Hamilton a dominé le premier Grand Prix de la saison de F1 en Australie ce dimanche, devant son équipier chez Mercedes Nico Rosberg et l’Allemand Sebastian Vettel (Ferrari). Romain Grosjean (Lotus) a abandonné dès le départ. Et les Sauber ont surpris.

Hamilton-Rosberg, on prend les mêmes…

L’ennui guetterait-il la nouvelle saison de F1 ? A l’occasion de cette première étape du championnat du monde 2015 en Australie, difficile d’imaginer qui pourra à nouveau contester la suprématie de Mercedes, déjà auteur d’un doublé. Champion du monde en titre et poleman, Lewis Hamilton a dominé la course du 1er au 58e tour devant son équipier et seul rival, Nico Rosberg, signant ainsi la 34e victoire de sa carrière. Si l’Allemand est revenu deux fois à 1’’5 du Britannique, jamais la hiérarchie n’a été remise en cause durant un Grand Prix relativement triste. « De mon point de vue, il y avait une grosse bagarre, commente pourtant Nico Rosberg. Dans la voiture, j’étais à la limite pour mettre la pression sur lui (Hamilton). C’est tout ce que je pouvais faire pour qu’il commette une erreur mais malheureusement il a bien roulé. Le plus impressionnant, c’est notre voiture. Elle est monstrueuse. C’est comme sur des rails. »

Revoilà Vettel et Ferrari !

Si Kimi Räikkönen a abandonné au 41e tour, sa roue étant mal fixée après un arrêt aux stands, son équipier chez Ferrari, Sebastian Vettel, fut le pilote le plus performant derrière l’invincible duo Hamilton-Rosberg. Recrue star de la Scuderia, le quadruple champion du monde, qui a terminé loin de Lewis Hamilton (0’’34), monte sur la troisième marche du podium. Comme une victoire ? « Pas complètement car je n’ai pas entendu l’hymne italien, répond l’ex-pilote Red Bull. Mais on peut être satisfait de notre week-end. C’est dommage qu’il y ait eu une erreur pour Kimi (Räikkönen) qui l’a empêché de finir la course. Une partie de l’équipe n’est pas très bien. Mais le plus important, c’est qu’on a une bonne voiture. A nous de confirmer lors des prochaines courses. J’espère que petit à petit, on va rattraper les Mercedes. »

Nasr et Sauber créent la surprise

Certes, il n’y avait que 15 voitures sur la grille de départ et seulement 11 à l’arrivée. Mais cette cinquième place décrochée par Felipe Nasr restera comme l’une des belles surprises de ce Grand Prix d’Australie. A seulement 22 ans, le rookie brésilien résilien, ex-pilote d’essai chez Williams, a hissé sa Sauber parmi les premières places devançant notamment le héros local Daniel Ricciardo (Red Bull), révélation de la saison passée. Mais ce n’est pas tout. L’écurie motorisée par Ferrari, 10e du classement des constructeurs en 2014 sans le moindre point, place aussi son deuxième pilote dans le top 10 avec la belle huitième place du Suédois Marcus Ericsson.

Lotus comme dans un cauchemar

Il n’y avait déjà plus aucune Lotus après un tour de circuit. L’écurie britannique a vécu un vrai cauchemar à Melbourne avec les abandons quasiment simultanés de Romain Grosjean et Pastor Maldonado. Le Français, qui partait en 9e position, est resté scotché sur la grille de départ après des qualifications pourtant prometteuses. « Pendant le tour de formation, on a perdu toute la puissance moteur, raconte-t-il. On a eu un problème. On ne sait pas vraiment ce que c’est. Au moment où j’ai lâché la palette d’embrayage au départ, on a pris l’anti-calage. Ensuite, il n’y avait plus de puissance. » Quant à son coéquipier vénézuélien Pastor Maldonado, victime d’un accrochage avec Felipe Nasr juste après le départ, il a lui aussi dû jeter l’éponge. Après la course, les deux pilotes se montraient néanmoins confiants en vue du prochain Grand Prix, dans quinze jours en Malaisie.

AB avec AA à Melbourne