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Paris-Roubaix: Michael Goolaerts est décédé après un arrêt cardiaque

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- - Verandas Willems-Crelan

Victime d’un arrêt cardiaque sur un des secteurs pavés de la 116e édition de Paris-Roubaix, Michael Goolaerts est décédé ce dimanche a annoncé son équipe. Le coureur et espoir belge de la formation cycliste Verandas Willems-Crelan avait été secouru au bord de la route puis héliporté à l’hôpital de Lille.

Si Paris-Roubaix a connu avec Peter Sagan ce dimanche la consécration d’un grand champion, d’un champion du monde ce que l’Enfer du Nord n’avait plus connu depuis 37 ans et le succès de Bernard Hinault, la 116e édition de la classique flandriennne est surtout frappée par le deuil et le décès d’un des coureurs engagés, le Belge Michael Goolaerts. Ce dernier est décédé des suites d’un arrêt cardiaque ce dimanche. Secouru au bord de la route par l’équipe médicale de la course, Goolaerts avait été ensuite héliporté à l’hôpital de Lille. Après que le pronostic vital ait été engagé en début de soirée, Goolaerts s'est éteint, à l’âge de 23 ans, dans la soirée de dimanche.

"C'est avec une incroyable tristesse que nous devons communiquer la mort de notre coureur et ami Michael Goolaerts. Il s'est éteint ce soir à 22h40 à l'hôpital de Lille en présence des membres de sa famille et de ses proches, que nous gardons dans nos pensées. Il est mort d'un arrêt cardiaque", a annoncé son équipe sur Twitter.

9e d’A travers la Flandre-Occidentale-Johan Museeuw Classics

Peu connu du circuit international, Goolaerts s’était fait un nom sur la scène belge. Vainqueur du championnat de province sur route chez les cadets en 2010 puis deuxième du championnat de Belgique de contre-la-montre en 2011 pour sa 2e année chez les juniors, le natif de Lierre avait frappé un grand coup, en devenant champion de Belgique de poursuite et de vitesse par équipes l’année suivante, en 2012. Toujours en juniors.

Deux faits d’armes qui lui ouvrent les portes de formations plus huppées. D’abord, en 2013, d’Ovyta-Eijssen-Acrog, puis une première fois de l’équipe Verandas-Willem, mais en tant que stagiaire. Il finit par l’intégrer en 2014, avant de rallier pendant deux saisons une des équipes formatrices de Lotto-Soudal, baptisée Lotto-Soudal U23. Stagiaire sur la deuxième partie de l’année 2016 - année durant laquelle il signe de jolis coups, comme une première place à Bruxelles-Zepperen, sur la 1ère étape du Tour du Loir-et-Cher et sur le contre-la-montre par équipes du championnat de Belgique - au sein de l’équipe professionnelle de Lotto-Soudal, Goolaerts retrouve Verandas Willems-Crelan en 2017. Comme professionnel cette fois. 

Sa première saison, de son propre aveu, est "catastrophique". La deuxième le place en tant que poisson pilote d’Aidis Kruopis, le sprinteur de l’équipe. En mars dernier, Goolaerts se signale par une neuvième place à l’arrivée de la course belge A Travers la Flandre Occidentale Johan Museeuw Classics. Ce dimanche 8 avril, il était au départ de la 116e édition de Paris-Roubaix. Pour la triste fin que l’on sait.