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Andorre-France: alors, on attend quoi des Bleus cette fois?

Après la déroute en Turquie samedi (2-0), l'équipe de France se rend en Andorre ce mardi, dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2020. Un match à gagner sur le plan comptable... mais aussi dans les coeurs. Pour laver l'affront et partir en vacances sur une bonne impression.

Gagner sur un score large pour se rassurer

Une belle prestation n'effacera pas la copie indigente rendue par l'équipe de France en Turquie samedi (2-0). Mais les Bleus doivent à tout prix se reprendre ce mardi contre Andorre, dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2020. Au delà de la conquête des trois points, les joueurs de Didier Deschamps doivent convaincre.

Et quoi de mieux pour cela qu'un score large? Dans une ambiance qui s'annonce bien moins hostile qu'à Konya, où la Marseillaise avait été sifflée, les Français devront toutefois dompter le synthétique et une défense andorrane regroupée. "C'est une organisation défensive, tous les joueurs adhèrent et le font bien. Ils ont beaucoup de mérite. Ils n'ont pas pris de gros score, ils ont fait ce qu'il fallait", résumait le sélectionneur ce lundi. 

Olivier Giroud, Antoine Griezmann mais peut-être plus encore Kylian Mbappé, dont l'attitude et le manque de réalisme interpellent, seront scrutés. A charge pour eux de lever les doutes. Une question d'honneur. A moins de titularisations surprises, à l'instar de Florian Thauvin et Thomas Lemar, très intéressant en amical contre la Bolivie (2-0).

Des changements attendus, des nouveautés qui doivent séduire

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Avant même la puissante déconvenue turque, Didier Deschamps avait déjà prévu de faire en partie tourner son effectif en Andorre. "Cela me semble logique d'amener de la fraîcheur, estime-t-il. Je ferai plusieurs changements, indépendamment de la performance de samedi. Avec des réflexions par rapport à la surface de jeu. Mais je ne vais pas faire jouer que les plus petits! La réflexion est collective, je l'avais annoncé et je ferai des changements."

Clément Lenglet, convoqué pour la première fois, a des chances de débuter en charnière centrale, associé à Raphaël Varane. Il reléguerait alors sur le banc Samuel Umtiti et son genou fragile... comme il l'a fait cette saison au Barça. Une attraction, le défenseur ayant impressionné pour sa première année catalane. 

Dans les couloirs aussi, il devrait y avoir du changement. Intéressant lors de son entrée en jeu contre la Bolivie, Léo Dubois pourrait remplacer le décevant Benjamin Pavard. Autre joueur attendu, le futur Madrilène Ferland Mendy, entré à la pause en Turquie à la place d'un Lucas Digne très inquiétant. Tanguy Ndombele et Florian Thauvin pourraient aussi apporter du sang neuf.

Partir en vacances l'esprit apaisé

La saison fut longue, très longue. Comme le sont toutes celles qui suivent une Coupe du monde. Entre leur parcours fabuleux en Russie et la conquête de la deuxième étoile, les célébrations qui ont suivi et écourté la trêve estivale, la reprise d'une saison dense sur le plan physique mais aussi mental, les Bleus ont morflé. 

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Symbole de cette accumulation de matchs et sollicitations? Kylian Mbappé. L'attaquant du PSG a beaucoup joué, en sélection mais surtout en club, où il a longtemps compensé les absences de Neymar et Edinson Cavani. Le meilleur joueur de Ligue 1 cette saison a semblé éreinté et moins lucide, tombant facilement dans l'individualisme.

N'Golo Kanté, forfait en raison d'une blessure au genou, les finalistes de la Ligue des champions Moussa Sissoko et Hugo Lloris, Raphaël Varane au Real... Tous ont beaucoup enchaîné, en championnat comme sur la scène européenne. D'autres cadres des Bleus, comme Antoine Griezmann ou même Paul Pogba, doivent en prime gérer le lot de rumeurs qui courent à propos de leur avenir. Bref, une année post-Mondial épuisante. Rien de mieux qu'une victoire et le sentiment du devoir malgré tout accompli pour s'offrir (enfin) du repos. 

A.Bo