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Equipe de France: Deschamps répond au Bayern sur la convocation de Lucas Hernandez

Touché à un genou le 28 septembre, Lucas Hernandez a été mis depuis au repos par le Bayern Munich. Le club allemand ne souhaitait pas que son joueur aille au rassemblement de l'équipe de France. Pourtant, le défenseur de 23 ans est bien présent à Clairefontaire, créant une polémique outre-Rhin. Didier Deschamps a répondu aux Bavarois ce lundi en conférence de presse.

La polémique commence à enfler ces derniers jours après l'imbroglio entre le staff de l'équipe de France et celui du Bayern Munich. Les Bavarois ont annoncé samedi que Lucas Hernandez ne serait pas mis à disposition des Bleus pour le rassemblement d'octobre en raison de douleurs à un genou. Le latéral gauche sera pourtant bien présent à Clairefontaire ce lundi, où Didier Deschamps a répondu, en conférence de presse, au club allemand. 

"Il y aussi l'intérêt de la sélection. Ce n'est pas comme si nous avions deux matchs amicaux. Nous avons deux matchs importants à jouer voire décisifs. Mais les déclarations de Kovac ne me dérangent pas. Moi aussi j'ai été entraîneur de club", a noté Didier Deschamps, alors que le Bayern Munich a publié un communiqué ce lundi remettant encore en cause la décision de convoquer le joueur, après les propos de Niko Kovac annonçant déjà le probable forfait de son joueur. 

"Il voulait jouer face à l'Andorre"

“Je connais Lucas Hernandez, c’était une image de dire qu’il pouvait jouer sur une jambe mais je ne vais pas le faire. Lors du dernier match, je peux vous assurer qu’il voulait jouer face à l'Andorre mais on ne l’a pas fait", rappelle le sélectionneur des Bleus pour dégonfler cette polémique qui enfle outre-Rhin. On a échangé avec Lucas, il y a le ressenti du joueur. Nous, on a deux matchs très importants. On joue vendredi, pas aujourd'hui, ni demain."

Le joueur de 23 ans, après une alerte face à Paderborn le 28 septembre, a été mis au repos lors des deux derniers matchs du Bayern Munich. "Dans l’idéal, si on prend zéro risque, on le met à l’abri. Mais on va voir dans les prochains jours. Le plus important, c’est le ressenti du joueur", tempère Deschamps qui n'exclut pas pour autant d'aligner Lucas Hernandez s'il se sent apte à jouer.

"C'est le club qui le rémunère" 

Face à la colère des dirigeants allemands, Deschamps a assuré "ne pas sentir la pression" du Bayern Munich. "Après son employeur, c’est le club qui le rémunère et pas la fédération donc je ne veux pas le mettre en porte-à-faux. Lui est très attaché à l’équipe de France, il ne faut pas qu’il y ait de tiraillement", a conclu tout de même le sélectionneur des Bleus, prompt à apaiser les tensions. 

Les prochaines journées à l'entraînement permettront ainsi de savoir si Lucas Hernadez pourra tenir sa place pour jouer face à l'Islande vendredi (20h45) et face à la Turquie le 14 octobre (20h45). Ou rester au repos, comme le souhaite le Bayern Munich.

GL avec Jean Rességuié, Antoine Arlot et Loïc Tanzi