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Sondage exclusif : 82% des Français ne veulent plus voir Benzema chez les Bleus

Selon un sondage exclusif réalisé par l’institut Elabe pour RMC et BFMTV, la majorité des Français ne veut plus voir Karim Benzema porter le maillot de l’équipe de France. Parmi les personnes interrogées, 82% estiment que l’attaquant du Real Madrid, mis en examen dans l’affaire de la sextape de Mathieu Valbuena, n’a plus sa place chez les Bleus.

Karim Benzema peut-il encore porter le maillot des Bleus ? RMC et BFMTV ont posé la question aux Français. Et le constat est sans appel. Selon un sondage exclusif réalisé par l’institut Elabe, sur un échantillon de 924 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, 82 % de nos concitoyens ne veulent plus voir l’attaquant du Real Madrid en équipe de France. L’étude a été menée sur internet les 1er et 2 décembre. Avant les explications de Benzema, diffusées mercredi soir au 20h de TF1, sur sa mise en examen dans l’affaire de la sextape de Mathieu Valbuena.

Un rejet massif

Les personnes interrogées avaient quatre choix pour répondre à la question : « Selon vous, Karim Benzema peut-il encore être sélectionné en équipe de France de football ? ». La moitié d’entre-elles (50%) a répondu « Non, pas du tout ». 35% ont répondu « Non, pas vraiment ». Ce qui porte à 82% le pourcentage de Français hostiles au retour du natif de Lyon chez les Bleus. Parmi les personnes favorables à son come-back, 14% ont répondu « Oui, plutôt » et seulement 4% ont répondu « Oui, tout à fait ». Ce qui porte à 18% le pourcentage de gens qui souhaitent voir Benzema retrouver la sélection. 

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Hommes et femmes, même combat

Les hommes et les femmes sont d’accord sur le fond. A leurs yeux, Karim Benzema ne doit plus revenir dans le groupe de Didier Deschamps. Mais les hommes sont plus radicaux, dans les deux sens, avec 53% de « Non, pas du tout » et 6% de « Oui, tout à fait ». Contre 48% de « Non, pas du tout » et « 2% » de « Oui, tout à fait » pour les femmes. A l’inverse, ces dernières sont plus nuancées avec 35% de « Non, pas vraiment » et 15% de « Oui, plutôt ». Contre 29% de « Non, pas vraiment » et 12% de « Oui, plutôt » pour ces messieurs.

Les jeunes moins hostiles

S’ils sont globalement contre le retour de Benzema en sélection, les jeunes sont moins fermés que leurs aînés à cette idée. 32% des 18-24 ans sont même favorables à la convocation de Benzema. Un pourcentage qui chute au fur et à mesure des tranches d’âge : 21% chez les 25-34 ans, 19% chez les 35-49 ans, 14% chez les 50-64 ans et 12% chez les 65 ans et plus.

L’indulgence de la région parisienne

La cote de Karim Benzema est faible dans toute la France. Mais elle l’est encore plus à la campagne. Notre sondage révèle que 88% des personnes vivant dans une commune rurale sont contre son retour chez les Bleus. Ils sont 83% à partager cet avis dans les petites et moyennes villes. Il faut se rendre en agglomération parisienne pour trouver les Français les moins hostiles au buteur du Real Madrid, 75% tout de même d’opinion défavorable. Un constat qui vaut également pour le découpage du territoire. Avec 25% de gens favorables au retour de Benzema en équipe de France, la région parisienne est plus indulgente que la Province (15%).

Pas de soutien en Rhône-Alpes

Karim Benzema est un enfant de Lyon. Il y a grandi et débuté sa carrière professionnelle. Mais sa région natale ne le soutient pas forcément pour autant. Pour les besoins de notre sondage, le territoire français a été découpé en quatre parties (Nord-est, Nord-ouest, Sud-ouest, Sud-est). Et la région Rhône-Alpes a donc été placée dans la zone Sud-est. Une zone où 82% des sondés ne veulent plus voir Benzema en équipe de France. A l’image de la moyenne nationale.

METHODOLOGIE

Le sondage a été réalisé par l’institut Elabe sur un échantillon de 924 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. L’interrogation a eu lieu sur internet les 1er et 2 décembre 2015.