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VIDEO - Le Vestiaire: Quand Gallas raconte que Nasri voulait le taser

Dans l'émission "Le Vestiaire" diffusé sur SFR Sport, William Gallas a révélé un incident qui a eu lieu avec Samir Nasri dans un hôtel parisien en 2009. Un épisode qui vient mettre en lumière la haine mutuelle que se voue les deux hommes. Même encore aujourd'hui.

Entre eux, il n’y a jamais eu de mots doux. Ni de franches accolades ou de signes ostensibles d’une éventuelle complicité. C’est une évidence qui n’a échappé personne, William Gallas et Samir Nasri ne s’apprécient pas. Ils se vouent même une haine viscérale qui remonte à plusieurs années et qui a atteint son paroxysme lors d’une soirée au printemps 2009 où la situation a bien failli déraper. Sur le plateau de l’émission « Le Vestiaire » sur SFR Sport 1, l’ancien international tricolore a ainsi relaté une scène bien particulière devant l’hôtel Costes, situé dans le 1er arrondissement de Paris, qui témoigne de l’animosité entre les deux hommes.

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 « Ce qu’il faut savoir, c’est que j’étais à l’hôtel avec ma famille. J’étais avec mes cousins pour un repas, c’était la veille d’un rassemblement de l’équipe de France. À la fin du repas, je sors de l’hôtel et, là, il y a des personnes qui viennent à ma rencontre et veulent discuter avec moi. Au départ, je ne voulais pas puis je reconnais une personne qui était souvent avec Samir au centre d’entraînement d’Arsenal. Quelques jours auparavant, on avait eu une altercation par rapport à des propos qu’il a pu avoir envers moi, et je n’ai pas apprécié. Cette personne voulait qu’on en discute et que j’aille voir Samir, qui était dans une voiture plus loin. Je m’apprêtais à le suivre mais mon cousin qui est policier me dit en créole de ne pas aller là-bas. Par la même occasion, je jette un petit coup d’œil sur le côté et je vois quelqu’un accroupi avec un sac (…) Dans le sac, il y avait des tasers. Je ne sais pas pourquoi. Mais heureusement que j’étais avec du monde ce jour-là, car je ne sais pas ce qui aurait pu se passer ».

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L’Euro 2008, l’origine de la discorde

Avant d’arriver à un tel point de non-retour, Gallas et Nasri ont nourri cette détestation réciproque au fil des années. Pour revenir à la source, il faut se replonger à l’Euro 2008. Lors du championnat d’Europe, Nasri, alors à l’OM, effectue ses premiers pas sous le maillot des Bleus mais se crée déjà quelques inimitiés. D’abord avec Thierry Henry, à qui il prend la place attitrée dans le bus de l’équipe. Puis en s’accrochant avec le défenseur. «Comment tu me parles ? Pour qui tu te prends ? T'as que vingt ans, je ne suis pas ton ami », raconte Gallas dans son autobiographie "La parole est à la défense". « Mais moi non plus, je ne suis pas ton ami », lui rétorque, cinglant, son jeune coéquipier. Quelques semaines plus tard, le gamin de la génération 1987 rejoint Arsenal, où évolue Gallas depuis 2006. Les relations s’assainissent au départ avant qu’un nouvel incident ne vienne émailler leur acrimonie mutuelle.

C’est à l’occasion d’un huitième de finale retour de C1, à Rome, que les deux Gunners ont une altercation. Cette fois plus virulente que la dernière. « Il perd un ballon. Je montre ma déception, mais sans plus, et là, il me traite de tous les noms, sur le terrain: 'Fils de p…, se souvient encore Gallas dans son livre. On a eu une sévère explication dans le vestiaire. Je l'ai recadré et je lui ai dit qu'il n'était pas à Marseille ». Dès lors, la fracture est actée et les différends irréconciliables. « On a joué un an ensemble à Arsenal sans se parler, confiait Nasri à la presse anglaise, il y a quelques années. Il y avait d'autres gens qui ne lui parlaient pas non plus. Le collectif primait et on a su mettre nos différends de côté sur le terrain ». En 2010, Gallas rejoint le rival honni de Tottenham. Et quand se tient le fameux North London Derby quelques mois plus tard, ils s’évitent délibérément lors de la traditionnelle poignée de main d’avant-match.

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« Beaucoup de gens dans le milieu du football connaissent le personnage Nasri »

Le dernier fait d’une antipathie insurmontable ? Même pas. Quand Samir Nasrir déclenche la polémique à l’Euro 2012 après son « Ferme ta gueule » adressé à la presse français qui critiquait ses prestations et un autre incident isolé avec un journaliste de l’AFP, Gallas en profite pour asséner un nouveau taquet à son ex-partenaire. « Les gens ont pu apprécier par eux-mêmes qui était vraiment Samir Nasri, lâchait-il dans France Football. Et je n'étais ni en Ukraine, ni en Pologne ! Il n’a jamais cessé de faire croire que c’était moi la mauvaise personne et il a sali mon image. Vous savez, j’en ai pris plein la tête. On a toujours ressorti mon nom dans la presse ou ailleurs, on m’a toujours pointé du doigt, alors que beaucoup de gens dans le milieu du football connaissent le personnage Nasri ».

Pour le défenseur aux 84 sélections, l’actuel milieu de terrain de Séville est alors le symbole de » jeunes joueurs (qui) prennent la grosse tête » et « n’ont plus de repères et pas la maturité suffisante pour prendre du recul ». Des différences générationnelles que les deux hommes n’auront jamais réussi à surmonter.

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R.D