RMC Sport

Affaire Hamraoui: pourquoi la FFF a refusé la demande de report du PSG face à l’OL

La Fédération française de football (FFF) a refusé le report du sommet de la D1 féminine qui s'est joué entre Lyon et Paris, dimanche soir (6-1). Gardant à l’esprit le refus parisien du report de PSG-Lyon de la saison dernière, tandis que la diffusion du match sur Canal + a également pesé dans la balance.

Le refus de la Fédération française de football (FFF) de reporter le choc de D1 féminines OL-PSG, dimanche, a fait rager jusqu’aux plus hautes sphères du club de la capitale. Le directeur sportif Leonardo a exprimé son incompréhension face à un "manque de sensibilité", alors que l’entraîneur Didier Ollé-Nicolle avait lui dénoncé "un gros pavé dans la mare du foot féminin".

Obligées à jouer malgré un contexte des plus lourds depuis l’agression de Kheira Hamraoui par deux inconnus, le 4 novembre dernier – des joueuses de l’effectif entendues ces derniers jours par la police, garde à vue d’Aminata Diallo –, les Parisiennes se sont lourdement inclinées sur la pelouse de leur plus grand rival (6-1). Et ont peut-être déjà laissé filer le titre dans une D1 où tout se joue généralement lors des confrontations entre les deux principales ogresses du championnat.

>> Toutes les infos sur l'affaire Hamraoui en direct

Eviter la "porte ouverte" à tout

Selon nos informations, la commission fédérale des pratiques seniors de la section féminine s'est rapidement réunie vendredi soir pour statuer sur la demande de report effectuée par le PSG. A l'unanimité, il a été décidé de refuser cette demande, d'autant qu'il y avait plusieurs paramètres à prendre compte. Notamment celui du diffuseur de cette affiche, Canal +, qui disposait de son côté de la meilleure fenêtre possible pour une rencontre féminine de ce niveau, diffusée un dimanche soir en prime time.

La FFF a également rappelé que l'année dernière, Paris avait refusé une demande de report de l'OL. Le club présidé par Jean-Michel Aulas mettait alors en avant le fait que ses joueuses internationales anglaises et japonaises ne pouvaient pas rentrer à temps de la SheBelieves Cup, une compétition amicale regroupant plusieurs sélections, à Dallas (Etats-Unis). Ce choc de la 17e journée s'était finalement joué sans ces internationales.

La Fédération entend que l'aspect psychologique était important dans cette affaire Hamraoui, mais il s'agit selon elle d'un cas très particulier. Une réponse positive à cette demande de report, et c'était la "porte ouverte" à tout, explique-t-on à la FFF.

Romain Daveau, avec Arthur Perrot