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Liga: Zidane répond sèchement à Tebas après la polémique sur la tempête de neige

Zinedine Zidane a répondu à Javier Tebas, qui l'avait accusé de se trouver des excuses après le nul 0-0 du Real Madrid contre Osasuna et un déplacement perturbé par la tempête de neige Filomena. L'entraîneur français avait estimé que le match aurait dû être reporté.

Zinedine Zidane ne décolère pas. Trois jours après le périple enneigé du Real entre Madrid, Pampelune et Malaga, à cause de la tempête Filomena, l'entraîneur français a sèchement répliqué au président de la Ligue espagnole. Après le 0-0 contre Osasuna survenu samedi en Liga, Javier Tebas l'avait accusé de s'être servi des intempéries comme d'une excuse pour justifier la contre-performance.

"Ça m'est égal ce qu'ils disent. Mes propos à Pameplune n'étaient pas des excuses, mais une évidence", a répondu le champion du monde 1998.

"Je ne vais pas entrer dans quoi que ce soit. C'est du passé et je pense désormais à demain. C'est ce qui m'intéresse", a également Zinedine Zidane en conférence de presse, à la veille du match de la demi-finale de Supercoupe d'Espagne du Real Madrid contre l'Athletic Bilbao.

Bloqués cinq heures dans l'avion

Cette rencontre a lieu à Malaga, où le Real s'est directement rendu après avoir été dans l'impossibilité de rentrer à Madrid à cause de la tempête de neige qui s'est abattue dans le centre de l'Espagne. Ces mêmes flocons avaient d'abord, vendredi dernier, retardé le vol des joueurs madrilènes vers Pampelune pour son match contre Osasuna. L'équipe était restée bloquée près de cinq heures dans son avion, étant donné que le trafic aérien avait été momentanément interrompu.

Le lendemain, le Real avait dû attendre qu'une déneigeuse lui dégage la voie pour sortir de leur hôtel et rallier le stade El-Sadar. Avant donc de concéder un 0-0 brouillon contre l'avant-dernier du championnat, sur une pelouse maculée de blanc et chauffée par des lampes jusqu'avant le coup d'envoi.

Zinedine Zidane avait alors poussé un coup de gueule en déclarant que la rencontre aurait dû être reportée: "Ça n'a pas été un match de foot aujourd'hui". Ce qui n'avait pas plu à Javier Tebas, le patron du football espagnol professionnel: "J'ai vu tellement d'excuses données par les entraîneurs quand les matchs ne passent pas bien. Celle-ci n'en est qu'une autre." 

JA