RMC Sport

Comment le PSG compte respecter le fair-play financier cet été

Nasser Al-Khelaïfi

Nasser Al-Khelaïfi - AFP

Après Neymar pour 222 millions d’euros, le PSG est en passe d’attirer Kylian Mbappé et Fabinho pour une somme comprise entre 150 et 180 millions d’euros. Le club parisien, surveillé par l’UEFA, estime pouvoir assouvir ses rêves tout en restant dans les clous du fair-play financier. Explications.

Ce qui compte, c’est le bilan comptable par an

Avec Yuri Berchiche (16 millions d’euros) et Neymar (222 millions d’euros), Paris a déjà déboursé 238 millions d’euros. Un chiffre qui pourrait encore bien grandir si Kylian Mbappé (150 à 180 millions d’euros) et Fabinho (sans doute plus de 50 millions d’euros) suivent à leur tour. Mais ce qui compte pour l’UEFA, c’est le bilan comptable du PSG à chaque saison.

Prenons l’exemple Neymar. Le Brésilien a coûté 222 millions d’euros. Son contrat s’étend sur cinq ans. Cela fait donc 44,4 millions d’euros à rentabiliser chaque saison, à la condition que l’attaquant aille au bout de son bail. A ces 44,4 millions d’euros, il faut ajouter son salaire de 30 millions d’euros par an (plus les charges). Chaque saison, le PSG doit donc, rien que pour Neymar, trouver plus de 75 millions d’euros de recettes pour équilibrer la balance et satisfaire l’UEFA.

>> La mise en garde du patron de l'UEFA sur le fair-play financier (le PSG et City sont prévenus)

Le bonheur est dans le prêt

Parce qu’il a besoin de rentrées d’argent, le PSG cherche à dégraisser. Mais pas question de vendre à tout prix. Jesé, sur qui le club ne compte pas, a été prêté à Stoke, et cela n’a rien d’anodin. Pour Paris, mieux vaut prêter que vendre à perte.

Jesé a été acheté 25 millions d’euros en 2016 avec un contrat de cinq ans. Suivant l’exemple Neymar, son transfert représente 5 millions d’euros dans le bilan comptable annuel. Aujourd’hui, Jesé vaut donc 20 millions d’euros, puisque cela fait une saison qu’il est Parisien. Si l’attaquant est vendu pour moins de 20 millions d’euros, le PSG perd de l’argent car il faudra tout de même amortir cette somme. Conclusion: il est préférable de prêter l’Espagnol en espérant qu’il se relance pour mieux le vendre plus tard.

Vendre pour réduire le déficit autorisé

Dans son besoin d’amortir ses investissements pharaoniques, le club de la capitale cherche à vendre à bons prix. Ainsi, Youssouf Sabaly (4 millions d’euros), Jean-Kévin Augustin (13 millions d’euros) et Blaise Matuidi (20 millions d’euros plus 10 millions d’euros de bonus éventuels) sont partis à Bordeaux, Leipzig et Turin. D’autres doivent suivre.

Le but est d’équilibrer au mieux la balance pour respecter la règle fondamentale du fair-play financier: que les dépenses n’excèdent pas les rentrées d’argent, sachant que le PSG a droit à un déficit de 30 millions d’euros sur trois ans.

De nouveaux contrats de sponsoring nettement revalorisés?

Pour gonfler ses recettes, Paris compte sur ses principaux joueurs. Une grosse équipe est synonyme de ventes boostées, de billetterie dopée, de tournées lucratives, de contrat de sponsoring juteux… Sur ce dernier point, le PSG espère d’ailleurs renégocier son contrat avec Nike, équipementier déjà lié aux stars Cavani, Verratti, Neymar… ainsi que Mbappé.

L’actuel bail avec la marque à la virgule rapporte entre 20 et 25 millions d’euros par an. Nike ayant, d’après les rumeurs, envie de faire de Paris un club-phare, le club espère arriver à 70 millions d’euros par saison.

A lire aussi >> Mercato: la clause libératoire complètement folle d'Ousmane Dembélé au Barça

A lire aussi >> Le PSG forte tête face aux Verts... même sans être emballant

VIDEO >> Pour Jonatan Machardy, il ne faut pas non plus exiger du PSG qu'il fasse le spectacle à tous les matches

N.B avec L.T