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OM: McCourt et Eyraud regrettent l'appellation "Champions Project"

Frank McCourt, propriétaire de l'OM, et Jacques-Henri Eyraud, son ancien président, concèdent s'être trompés sur l'appellation "Champions Project" donnée lors de leur arrivé au club en 2016.

Frank McCourt a achevé son périple en France à Lille mercredi soir où il a assisté à la défaite de l'OM (2-0). Pendant trois jours, le propriétaire, en opération reconquête auprès des supporters, a répété en boucle le même discours sur sa volonté de rester au club, les raisons du départ de Jacques-Henri Eyraud de la présidence et sur ses ambitions toujours fortes. Il a exposé ses propos sur l'antenne de RMC Sport, mercredi dans "Top of The Foot", délocalisé sur la Canebière.

Oui, il vise toujours un succès en Ligue des champions. Le but paraît irréaliste au regard du niveau actuel de l'équipe mais l'homme d'affaires de Boston ne s'interdit rien et concède qu'il s'agit autant de la communication, que d'un vrai objectif. Il refuse en revanche d'aposer un nom à cette ambition. Il conserve un mauvais souvenir d'une telle entreprise, lorsqu'il avait présenté "l'OM Champions Project" au moment de son arrivée en 2016.

"C'est mieux de ne pas coller des étiquettes sur le projet, comme on a pu le faire, il faut plutôt travailler, a-t-il reconnu dans L'Equipe. Mais il faut communiquer. Nous sommes réalistes, mais notre objectif reste ce grand objectif."

McCourt n'est pas seul à regrettet cet effet d'annonce. Bras droit de l'ancien propriétaire des Dodgers depuis 2016 jusqu'à la semaine dernière, Jacques-Henri Eyraud, désormais placé au conseil de surveillance du club, estime aussi avoir commis une erreur à ce sujet.

Eyraud le regrette aussi

"Si vous me demandez si l'on aurait dû choisir un autre nom que Champions Project, la réponse est 'oui'", confie-t-il dans un entretien à So Foot, à paraître vendredi.

"JHE" cherche des raisons à son désamour de la part des supporters, qui ont mené jusqué à sa mise à l'écart au profit de Pablo Longoria. " Peut-être que j’ai été victime d’un délit de faciès, juge-t-il. Stéphane Tapie m’a dit récemment qu’avec moi, ça ne pouvait pas coller, car je ne disais pas: 'j’m’en bats les couilles'. Je pensais que l’on aurait un débat un peu plus élevé."

Nicolas Couet Journaliste RMC Sport