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OM: pourquoi Tudor ne titularise pas Payet depuis le début de saison

Le choix d’Igor Tudor de mettre Dimitri Payet sur le banc des remplaçants, lors des deux premiers matchs de Ligue 1 de l'OM, s’explique avant tout par le fait que le N°10 ne serait pas, aux yeux du staff, dans une forme physique optimale. Ce déclassement, qui est aussi un signe de fermeté envoyé au groupe, n’a rien de définitif, mais cette décision froisse forcément le "capitaine" olympien.

Y-a-t-il déjà un "cas" Dimitri Payet à Marseille ? Au sein de l’OM, la question agace, et on défend simplement l’idée que sa mise sur le banc, lors des deux premiers matchs en Ligue 1 contre Reims et Brest, résulte d’un choix… "logique".

Selon nos informations, Igor Tudor estime en effet que Payet n’est pas assez en forme physiquement. Aux yeux du coach croate, qui demande à son équipe beaucoup de volume, d’impact et de vitesse, le paramètre athlétique est important et Tudor préfèrerait donc miser, au début du match, sur des joueurs qui sont actuellement dans de meilleurs conditions. Ce serait la raison principale qui expliquerait donc ce choix "sportif" et ce surprenant statut de remplaçant de Dimitri Payet. Une décision qui ne serait donc aucunement liée aux tensions de l’intersaison entre le nouvel entraîneur et certains leaders du vestiaire.

Un message de rigueur envoyé à tous les joueurs

Le N°10 olympien était pourtant un homme fort de Jorge Sampaoli et l’Argentin n’hésitait pas à parler de Payet comme l’un des meilleurs joueurs qu’il a eu la chance d’entraîner. Avec Sampaoli, le Réunionnais était épanoui. Alors, forcément, la transition n’a pas été simple pour Payet, que ses proches ou coéquipiers décrivent souvent comme un affectif, qui a besoin de se sentir aimé et important pour tout donner en retour.

Mais à l’OM, les mots d’ordre sont, en ce début de saison, rigueur et fermeté. Dans la lignée du discours du président Pablo Longoria - qui avait remué ses troupes lors de la fameuse réunion du mardi 2 août, en expliquant que personne n’était au-dessus du club ou de l’entraîneur - cette décision de mettre Payet sur le banc est donc aussi une manière de signifier au groupe, dans son ensemble, qu’il n’y a pas de joueur suffisamment fort pour mériter que le staff ait un traitement à part, et que tout le monde doit faire les efforts.

Refuser le brassard, un petit signe d’agacement ?

Des efforts, Dimitri Payet en fait, malgré tout. Son état d’esprit resterait positif et il aurait montré de bonnes intentions lors des séances des derniers jours. Le coach croate répète publiquement que la saison sera longue et qu’il reste "un joueur important", "un capitaine".

Le fait de voir Payet refuser le brassard quand il entre en jeu peut en revanche prêter à différentes interprétations. Certains y voient un léger signe de rébellion. Ceux qui le connaissent bien, au sein du club, le décryptent de manière claire : "Il ne veut le brassard que s’il est considéré comme un joueur majeur. Ce n’est pas un dû ou une obligation ! Et il est forcément un peu agacé de ne pas être titulaire, donc ce statut de capitaine n’est pas sa préoccupation première…" Payet étant apprécié et respecté par ses coéquipiers, Rongier face à Reims et Guendouzi à Brest, lui ont tout de même proposé à chaque fois qu’il a fait son apparition sur la pelouse de reprendre "son" brassard. Par correction.

Florent Germain, à Marseille