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OM: Sampaoli juge les incidents face au PSG "très graves"

Présent en conférence de presse ce mardi, à la veille du match face à Nice (3e journée de Ligue 1), le technicien de l'OM, Jorge Sampaoli, est revenu sur les incidents lors du Classique face au PSG. S'il admet ne pas connaître parfaitement les règlements de la LFP, il reconnaît la gravité des faits qu'il estime "très graves".

Jorge Sampaoli ne s'est pas défilé. Ce mardi en conférence de presse, à la veille du match à rejouer entre Nice et l'OM pour le compte de la 3e journée de Ligue 1, le manager argentin a été interrogé sur les incidents ayant eu lieu lors du Classique face au PSG (0-0) dimanche soir. Une question qui se pose après des débordements qui pourraient conduire au retrait d'un point au club olympien, après que ce dernier ait été sanctionné d'un point de retrait avec sursis après les incidents à Angers. L'entraîneur marseillais a expliqué sa version des faits, ce mardi, en conférence de presse.

> Ce qu'il faut retenir de la conférence de presse de Jorge Sampaoli et Pape Gueye avant le match face à Nice

"Ce qu'il s'est passé face au PSG est très grave" pour Sampaoli

"Ma perspective de ce que peut faire la commission n'est pas très claire parce que je ne connais pas le règlement", a-t-il commencé par expliquer. "Je ne sais pas comment responsabiliser un incident dans une enceinte sportive publique, mais je considère que ce qu'il s'est passé face au PSG est très grave, tout aussi grave que ce qui s'est passé dans les autres stades. Mais c'est difficile pour moi de juger, la commission sait mieux que moi ce qu'il faut faire."

La commission de discipline doit se réunir mercredi afin d'étudier les incidents. La communication des éventuelles sanctions, en revanche, pourrait prendre quelques jours, la Ligue se réservant la possibilité de placer le dossier en instruction, sur une durée de deux semaines, ou émettre une convocation à huit jours. Au sujet de l'éventuel retrait du point de sursis prononcé contre l'OM après les incidents contre le SCO, dans les textes, le sursis doit être levé s'il y a de nouveau des faits "similaires" à ceux d'Angers. La commission devra donc déterminer si les incidents de dimanche sont de la même "importance" ou s'ils sont de nature différente, un envahissement de terrain ayant été sanctionné à Raymond Kopa.

L'OM aussi promet des sanctions après les incidents au Vélodrome

Dimanche soir après la rencontre, le capitaine marseillais Dimitri Payet avait lui-même exprimé son ras-le-bol face au comportement de certains supporters. "Merci au public qui a mis le feu et a été exemplaire, mais j'ai aussi vu des bouteilles, des chargeurs, des briquets, j'en ai déjà vu sur moi, je sais ce que c'est, a regretté le capitaine olympien en zone mixte. Certains dérapent, on risque de perdre des points, on ne peut pas dire que ces gens-là aiment l'OM. Je suis désabusé, je ne comprends pas, on se sait observés, il faut des vraies sanctions, on ne peut plus attendre que quelqu'un soit blessé."

Un message relayé lundi par le directeur de la communication du club olympien, Jacques Cardoze, sur les antennes de RTL : "On a fait des efforts, je pense qu'on est sur la bonne voie. Ceux qui sont des fauteurs de troubles, on porte plainte contre eux, il n'est pas question qu'il n'y ait pas de sanction."

CP avec Florent Germain à Marseille