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FIFA 16: j’ai battu le Real Madrid... avec Zlatan sur le banc

Les compos d"équipe du Real Madrid et du PSG

Les compos d"équipe du Real Madrid et du PSG - DR

A la veille du choc retour entre le Real Madrid et le PSG en Ligue des champions, RMC Sport s’est amusé à simuler la rencontre sur FIFA 16. Et notre rédacteur, Alix Dulac, a choisi de disputer ce déplacement compliqué à Bernabeu sans Zlatan Ibrahimovic dans le onze de départ.

Mais il est pas bien, lui ?

Ah… Je vois déjà les critiques fleurir sur les réseaux sociaux et en bas de cet article. Quoi ? Comment ? Aller jouer le Real Madrid, chez lui, sans Zlatan Ibrahimovic ? Un joueur évalué à 90 après ces dernières sorties en Ligue 1, considéré comme l’un des meilleurs avant-centres de FIFA 16 (avec Luis Suarez et Robert Lewandowski) et sortant d’une prestation aboutie contre Saint-Etienne ? Ok, le Real est privé de Bale et de Benzema mais Cristiano Ronaldo et James Rodriguez, on les oublie ? Faudrait peut-être pas pousser non plus non…

Et lui, il compte pour du beurre ?
Et lui, il compte pour du beurre ? © DR

Oui mais voilà messieurs (dames…), Zlatan a 34 ans. Et si cela a pu nous échapper contre les Verts, contre le Real, on a bien senti le poids des ans sur les crampons d’Ibra. Trop lent, trop mou, pas une seule frappe dans ce match. D’ailleurs, les mauvaises langues, ce n’est pas moi qui le dit. Mais le joueur lui-même. « Je ne suis pas à 100 % de ma forme » a déclaré le Suédois sur son application mobile.

Sans Javier, ça va moins régaler

Il ne manquerait pas quelqu'un par hasard ?
Il ne manquerait pas quelqu'un par hasard ? © DR

L’exercice n’est pas évident mais j’arrive à convaincre mon grand dadet de Suédois de s’asseoir gentiment sur le banc. En lui promettant une chose : il entrera en jeu à la minute Blanc, soit la 65e. L’ennui, c’est que c’était Pastore qui devait jouer à sa place. Manque de pot, la conjonctivite du petit est tenace. Lunettes spéciales, cache-œil : rien n’y fait. Non seulement « Ravié » n’a pas de dégaine avec et en plus, il n’y voit rien. Tant pis. Lucas va avoir sa chance. Je reconduis le 4-3-3 cher à Lolo. Et histoire que Zlatan ne soit pas sans amis sur le banc, je lui mets Maxwell dans les pattes. C’est Kurzawa qui est content.

Trapp, chaud d’entrée

Une fois l’horloge réglée sur 20h30 et le mode de difficulté en Légende, je me lance sur la pelouse de Santiago-Bernabeu. D’entrée, le Real joue haut et me presse dans mon camp. Même privé de Benzema et de Bale, Madrid reste dangereux. Le match aller l’a prouvé : Jesé et Isco sont mieux que des doublures. Confirmation à la 10e minute de jeu, avec cette frappe d’Isco bien détournée de sa lucarne par Trapp. A la tête d’Ibra, je comprends qu’il l’aurait mise au fond. LUI.

A Bernabeu, Di Maria est aussi chez lui

A trop me focaliser sur Ibra, j’en oublierai presque que Di Maria est un peu chez lui, à Bernabeu. Et que la légende veut qu’un ancien joueur marque toujours de retour chez son ancien club. « Hanrel » me rappelle rapidement tout ça, lorsque, bien lancé par Serge Aurier, il dépose Pepe avant de caler une merveille de frappe enroulée dans le but de Navas. Avec l’aide du poteau s’il vous plait. IM-PA-RABLE. Zlatan n’applaudit pas. En revanche, je l’entends dire dans un français douteux qu’il l’aurait mise sans l’aide du poteau. LUI.

Cavani fait briller Navas

L’horloge tourne et pour le moment, mon choix est payant. Sans Zlatan sur le terrain, les contres sont plus rapides, le ballon gicle plus vite et les remontées de balles sont bien meilleures, à l’image de cette belle ouverture de Matuidi pour Cavani. « Edi » se libère du marquage d’un râteau avant de frapper au but… mais Navas repousse sa tentative. « Tocard », lâche quelqu’un dans mon dos.

James… peut-être une autre fois

C’est quasiment la mi-temps. James profite de plusieurs appels croisés pour fausser compagnie à Thiago Silva. L’Espagnol frappe au but mais ne met pas assez de puissance pour tromper Trapp. Ouf. Pendant ce temps-là, Zlatan vient d’exploser son record à Candy Crush.

Zlatan rentre…

66e minute de jeu. Oups, j’ai 60 secondes de retard sur la minute Blanc. J’arrache Zlatan à une partie endiablée de Clash of Clans avec Maxwell. Le temps de mettre pause et le Suédois fait son entrée en jeu à la place de Lucas.

… et donc Zlatan marque

Et dix grosses minutes plus tard, alors que le Real se jette à cœur perdu sur mon but, Cavani lance parfaitement Zlatan dans la profondeur. Le « Z » ne se fait pas prier pour boucler l’affaire d’un tir serein face à Navas. Avant de fêter ça devant les caméras de la télévision espagnole. Le boss, que je le veuille ou non, c’est quand même lui.

Bah alors, James ?

Encore six minutes dans le temps réglementaire. Le score semble acquis. Et d’ordinaire fâcheuse, la tendance qu’a systématiquement Ibra à croquer le ballon me sert à tenir le Real à distance. Sauf sur cette frappe à l’entrée de la surface de James. Un tir à sa portée mais qui fuit pourtant le cadre. « Même mes fils l’auraient mise » lâche un joueur sur le terrain.

Pari gagnant

Et c’est fini ! Je l’emporte 2-0 à Bernabeu. Un œil sur la feuille de stats : 3 tirs, tous cadrés chez moi, contre 4 et seulement 2 cadrés pour le Real. Je n’ai pas eu la possession mais était-ce bien utile une fois l’avantage au score en ma faveur ? En tout cas, mon choix fort s’est avéré payant. J’ai su faire la différence sans ma star en opposant un jeu rapide au Real. Et plus posé, en fin de match, une fois Ibra sur le terrain. C’est qu’il faut le ménager le Zlatan… Laurent Blanc ferait bien d’y réfléchir. Surtout si Ibra lui-même ne s’estime pas dans la forme de sa vie.

Propre...
Propre... © DR
Alix Dulac