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JO 2016 : Top 10 des bonnes excuses pour les Bleus

Marine Boyer

Marine Boyer - AFP

Depuis le début des JO 2016, la délégation tricolore a remporté 24 médailles. Un bon total mais, sans plusieurs coups du sort, la France pourrait déjà entrevoir son record de Pékin (41). Entre la fourberie des adversaires, un arbitrage contesté ou encore l’urine violette, RMC Sport a recensé quelques excuses valables (ou pas) pour expliquer la poisse française à Rio.

1 Une organisation déroutante

Lundi 15 août, Aurélie Muller n’a plus que quelques mètres à parcourir pour achever son 10 km en eau libre. Coincée sur la gauche avant l’arrivée, elle lutte pour une médaille et parvient à taper en deuxième, après avoir gêné une concurrente italienne. La nageuse française est finalement disqualifiée. Son encadrement incrimine alors le parcours.

"Il y a un problème de logistique, déplorait Stéphane Lecat, le responsable de l’entraînement de l’équipe de France. La corde du chenal sur le côté gauche était amarrée sur le boudin à l’extérieur, alors qu’elle aurait dû normalement être au milieu. Aurélie a suivi la ligne d’eau et s’est retrouvée à un endroit où elle ne pouvait plus toucher à l’arrivée." Résultat : une médaille en moins et un terrible choc émotionnel pour la Française.

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2 Un public (très) hostile

Renaud Lavillenie n’a rien à se reprocher. Il a fait le job en finale de la perche masculine dans la nuit de lundi à mardi. Pour conserver son or olympique, le Français aurait dû franchir une hauteur de 6,08m ! Pressé par un Thiago Braz en feu, améliorant son record de 10cm, Renaud Lavillenie a en plus subi la pression du stade.

Face au concurrent brésilien, le perchiste français a été sifflé par le public carioca. Et a eu le sentiment de changer de sport le temps d’une soirée. "C’est malheureusement une ambiance qu’on retrouve trop souvent au foot, au Brésil, a regretté le Français. […]Il y avait 40 000 personnes contre moi. C’est moche de voir ça sur l’une des plus grosses compétitions de ta carrière." Mais Lavillenie n’a pas voulu se cacher derrière ce qui apparaît plutôt comme une circonstance atténuante. "C’est frustrant."

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3 Le mauvais sort de la gym française

L’arène olympique de Rio était maudite pour les tricolores. Le gymnaste Samir Aït Saïd, durement blessé (fracture ouverte tibia-péroné) dès le premier jour des JO, et la médaille volée à Marine Boyer lundi soir en finale de la poutre en attestent. Le haut lieu de la gymnastique dans ces JO 2016 n’a pas voulu sourire à la délégation tricolore.

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4 Des adversaires malins

L’équation était simple pour les volleyeurs français dans la nuit de lundi à mardi, s’ils perdaient en gagnant deux sets face au Brésil, ils filaient en quarts. Ils se sont inclinés 3 sets à 1. Mais il restait alors une petit chance de les voir poursuivre la compétition. Pour cela, il fallait compter sur un succès italien face au Canada.

Autant rêver à en croire Earvin Ngapeth. "Les Italiens n’ont pas joué le jeu et ont fait exprès de perdre (3-1 contre le Canada)", regrettait, amer, le réceptionneur-attaquant bleu après avoir dressé un constat d’échec pour le volley français.

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5 Maudits de la touche finale

14-14 au tableau d’affichage. L’heure de la touche finale arrive, celle qui décidera du qualifié pour le prochain tour. Lors des premiers jours du tournoi d’escrime à Rio, cette décision a (quasiment) toujours tourné en défaveur du clan tricolore.

Charlotte Lembach et Manon Brunet en sabre féminin, Jérémy Cadot et Erwann Le Péchoux en fleuret masculin et Daniel Jérent en épée masculine sont autant de victimes de cette fameuse touche finale.

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6 Victimes des meilleurs

Renaud Lavillenie était favori lundi soir, c’est vrai. Dans le concours de la perche, le recordman mondial devait conserver son titre olympique. Et pourtant, il est tombé sur meilleur que lui. Le Brésilien Thiago Braz (6m03) a réalisé un superbe concours, reléguant Lavillenie sur la deuxième marche du podium.

Ce n'est pas la première fois qu'un sportif tricolore tombe face à meilleur que lui lors de ces JO. Avant lui, Jimmy Vicaut sur 100m, Jean-Charles Valladont en finale du tir à l’arc, les footballeuses bleues face au Canada, les volleyeurs français face aux Brésiliens lundi, Christian Mbilli face à Arlen Lopez en boxe ont subi la loi du plus fort.

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7 Des adversaires en sang

Souleymane Cissokho pensait avoir 3 rounds pour se qualifier en finale des moins de 69 kg. Il n’a eu droit qu’à 2 périodes de 3 minutes face au Kazakh Daniyar Yeleussinov. Car le combat a été arrêté avant l’horaire prévu. L’état du boxeur kazakh, en sang, a contraint les arbitres à écourter le combat.

Une décision frustrante pour le camp français. Mais compréhensible. "Souleymane l’accepte tout à fait", expliquait le DTN Kévin Rabaud à l’issue du combat.

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8 Trop pressés

Pour ses premiers Jeux, il était impatient. Tellement qu’il est parti avant le début de l’épreuve. Wilhelm Belocian a cruellement été éliminé dans les séries du 110m haies lundi soir à Rio. Disqualifié pour faux-départ. "Même comme ça, ça reste une expérience", philosophait Dimitri Bascou, qualifié pour les demi-finales de la discipline.

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9 L’arbitrage en question

Les judokas Priscilla Gneto et Pierre Duprat ont pointé du doigt dans la même direction. Sur les tatamis, ils ont tous les deux cru subir une injustice. La Française, éliminée dès le 1er tour en catégorie des moins de 52 kg a simplement été victime des nouveaux règlements.

Duprat, éliminé sur une pénalité face au Russe Denis Iartcev, a lui clairement attribué sa défaite à l’arbitrage. "Quand il n’y a pas une décision par ippon, de toute façon ça n’appartient qu’à l’arbitre. […] Chacun peut faire son analyse, la mienne est très vite faite." Pas sûr que tout le monde la partage.

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10 Une concurrence déloyale ?

5e du 100m dos le 8 août dernier, Camille Lacourt a lâché sa colère au micro de RMC. Dénonçant la présence de nageurs pris pour dopage par le passé (mais pas dans sa course). "Ça me déplaît d’être battu par un Chinois, il y a pas mal de sentiments. En même temps, je vois le podium du 200m libre, ça me donne envie de vomir. [Sun Yang, il pisse violet !] Je préfère retenir cette foule qui a crié quand on est rentré, ce bassin olympique qui est génial." Nous aussi.

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